«La honte» : Bally Bagayoko attaqué après s’être abstenu sur un vote contre l’excision
Le maire et sa majorité municipale se défendent face aux critiques après s'être abstenus lors d'un vote sur la lutte contre l'excision.
Quick Look
- Le maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, et sa majorité municipale sont critiqués après s'être abstenus lors d'un vote sur la lutte contre l'excision.
- Le maire invoque un désaccord sur une mention législative pour justifier sa position.
AI-generated summary
Why It Matters
Le conseil municipal de Saint-Denis a voté le 24 septembre sur un vœu concernant la protection des femmes contre l'excision.
Le maire LFI de Saint-Denis est en difficulté après s’être abstenu lors du vote d’un texte visant à lutter contre les mutilations sexuelles féminines, dans un département où une étude estime à 7,1 % la proportion de femmes de 18 à 44 ans qui en sont victimes. L’affaire remonte au conseil municipal du 24 septembre : le groupe d’opposition « Socialistes, Écologistes et citoyens » y avait déposé un vœu pour la protection des filles et des femmes contre l’excision et pour l’adoption de la loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles. La majorité municipale, dont Bally Bagayoko, s’est abstenue, mais le vœu a malgré tout été adopté, avec 8 voix pour et 44 abstentions.
Le scrutin a d’ailleurs donné lieu à un cafouillage. D’après les comptes rendus, le maire de Saint-Denis a d’abord annoncé que le vœu n’était pas adopté alors qu’il n’avait pas encore appelé les voix favorables. Interpellé par l’élue socialiste Katy Bontinck, il a finalement procédé à leur décompte, ce qui a permis de constater l’adoption du texte.
Ce vote est resté discret jusqu’à ce que L’Infiltré, repris par Valeurs actuelles, mentionne l’abstention du maire de Saint-Denis dans une publication début octobre. Cette information polémique a été relayée ensuite par Charlotte Rocher, conseillère d’arrondissement LR du 15e arrondissement de Paris, qui a publié sur le réseau X un message lapidaire : « La honte. »
De nombreuses personnalités de droite ont alors exprimé de vives critiques à l’égard de Bally Bagayoko, déjà au centre de l’actualité pour sa présence très visible dans le mouvement de colère des lycéens et étudiants ces derniers jours. Face à la polémique, le maire de Saint-Denis s’est défendu dans un message publié sur X, puis dans un communiqué au nom de sa majorité municipale. Le texte dénonce « des polémiques politiciennes montées de toutes pièces » et affirme une détermination totale à lutter contre l’excision.
Le maire explique que sa majorité approuvait la partie du vœu consacrée à l’excision et qu’elle l’a dit en séance, en rappelant l’ampleur du phénomène à Saint-Denis. Il explique son refus de voter en faveur de ce vœu par la mention, dans le même texte, d’un soutien à la proposition de loi intégrale sur les violences sexuelles, largement amendée en commission à l’Assemblée nationale la semaine du conseil et appelée à l’être encore, y compris par la droite et le RN : sa majorité ne pouvait donc pas, selon lui, affirmer quel en serait le contenu final, ni donc soutenir par un vœu le vote de cette loi.
Open Questions
- Quel sera l'impact politique à long terme sur la majorité municipale ?







