La production française de miel chute en 2026 à cause des vagues de chaleur
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La production française de miel devrait atteindre entre 18 000 et 20 000 tonnes en 2026, en baisse par rapport aux 23 à 25 000 tonnes record de 2025, selon l'Unaf, en raison des vagues de chaleur estivales qui ont perturbé les miellées malgré un début de saison prometteur.
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Why It Matters
La production de miel en France connaît des variations annuelles liées aux conditions climatiques. En 2025, elle avait atteint un niveau record de 23 à 25 000 tonnes, le plus élevé depuis 20 ans, grâce à un hiver doux et un printemps favorable.
Un début de saison en fanfare, avant que les vagues de chaleur ne brûlent les fleurs et dessèchent la végétation : comme beaucoup de récoltes en 2026, celle de miel est en forte baisse, avec des abeilles mises au chômage technique dès le début de l'été, selon les chiffres publiés vendredi 2 octobre
"C'est de plus en plus capricieux et ça se joue chaque année en fonction du climat. On a des récoltes en dents de scie", relève auprès de l'AFP Henri Clément, apiculteur en Lozère et porte-parole de l'Union nationale de l'apiculture française (Unaf). Cette organisation, qui représente les apiculteurs professionnels et amateurs, estime entre 18.000 et 20.000 tonnes la production française cette année, après 23 à 25.000 tonnes en 2025, qui était un niveau record depuis 20 ans.
Avec un hiver 2025-26 doux et humide, "les colonies d'abeilles ont repris leurs activités, parfois dès la mi-janvier, de manière précoce" et "la saison s'annonçait sous les meilleurs auspices avec une végétation qui avait bénéficié d'une excellente hydrométrie", souligne l'Unaf.
Le miel de printemps a sauvé la saison
Mais "les périodes caniculaires", à partir de fin mai, "ont fortement pénalisé plusieurs miellées d'été", indique InterApi. "La répétition des aléas météo rend les récoltes difficiles à anticiper et fragilise les abeilles", souligne l'organisme.
En France, les récoltes de miel s'étendent de mars (romarin dans le Sud) jusqu'à novembre (arbousier en Corse) et le plus gros s'effectue d'avril à juillet. Or cette année, "dès le début de juin, les abeilles n'ont pas pu travailler comme d'habitude à cause des vagues de chaleur", explique Henri Clément.
Le miel de printemps, colza et toutes fleurs, "a sauvé la saison de plusieurs apiculteurs", dit-il. Mais la lavande, le sapin, la bruyère d'été ont été "confidentiels". Et le tournesol, qui représentait jusque dans les années 1990 plus de la moitié de la production, n'a quasiment rien donné cette année.
Open Questions
- Quelles mesures les apiculteurs envisagent-ils pour adapter leurs pratiques aux changements climatiques ?
- Quel sera l'impact économique de cette baisse de production sur les prix du miel et les revenus des apiculteurs ?
- Les ruches ont-elles subi des pertes importantes en raison du stress thermique ?






