Le déficit commercial se creuse à 7,3 milliards d’euros en septembre, pénalisé par l’énergie
Le déficit commercial de la France s'est creusé en septembre, pénalisé par une forte hausse des importations énergétiques et de produits électroniques.
Quick Look
- En septembre, le déficit commercial de la France s'est aggravé de 1,3 milliard pour atteindre 7,3 milliards d'euros, sous l'effet d'une hausse des importations énergétiques.
- Le déficit des transactions courantes a également doublé.
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Why It Matters
Publication mensuelle des douanes et de la Banque de France sur les indicateurs du commerce extérieur français.
Le déficit commercial de la France s'est dégradé de 1,3 milliard d'euros pour atteindre 7,3 milliards d'euros en septembre, en raison d'une «forte hausse» des importations qui n'a été que partiellement compensée par l'augmentation des exportations, ont indiqué les douanes vendredi.
En septembre, les importations ont augmenté de 2,4 milliards d'euros, à 62,7 milliards, du fait de la hausse des approvisionnements énergétiques, surtout en produits pétroliers raffinés. Les exportations ont progressé d'un milliard d'euros, à 55,3 milliards, grâce notamment à des livraisons aéronautiques au Proche-Orient et au Moyen-Orient.
Par zone géographique, les douanes soulignent que la balance commerciale s’est dégradée avec l’Asie (-0,7 milliard d’euros), surtout la Chine, en raison d’une hausse des approvisionnements en équipements informatiques, ainsi qu’avec l’Amérique (-0,5 milliard d’euros) en raison d’une hausse des importations d’hydrocarbures naturels en provenance des États-Unis. Le solde s’est également détérioré avec les pays de l’Union européenne (-0,5 milliard d’euros) et de l’Europe hors UE (-0,4 milliard), alors qu’il s’est amélioré avec les Proche et Moyen-Orient (+0,6 milliard d’euros) et l’Afrique (+0,4 milliard). Cumulé sur douze mois, le déficit commercial s’est établi à 64,4 milliards d’euros en septembre.
Par ailleurs, le déficit des transactions courantes, qui intègre la balance des biens, celle des services et des revenus, a atteint 2,7 milliards d’euros, presque le double de celui enregistré au mois d’août (1,4 milliard d’euros), à cause d’une dégradation du déficit des échanges de biens, a indiqué vendredi la Banque de France. Ce dernier s’est creusé de 1,1 milliard d’euros, à 6,2 milliards, en raison «à la fois d’un accroissement du déficit des biens hors énergie (-2,0 milliards d’euros en septembre après -1,5 milliard en août) et d’une hausse de la facture énergétique (-4,2 milliards d’euros en septembre après -3,6 milliards en août)». L’excédent des échanges de services est resté stable à 4,9 milliards d’euros. Cumulé sur 12 mois, le déficit des transactions courantes s’est élevé à 13,7 milliards d’euros, contre -15,8 milliards un an auparavant.
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