
Le Figaro a publié des extraits d'une note du renseignement parisien alertant sur l'implication de La France insoumise et de l'ultragauche dans le mouvement de blocage des lycées, marqué par des violences urbaines, des agressions contre des professeurs et des dégradations dans plusieurs villes françaises, tandis que le gouvernement interdit les rassemblements aux abords des établissements fermés.
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À sept mois de l'élection présidentielle, la France connaît un climat social et politique électrique, marqué par des tensions entre le gouvernement et les mouvements de gauche radicale, notamment La France insoumise.
Le Figaro a eu accès aux analyses du service de renseignement à la main du préfet de police de Paris. Dans une note récente, dont nous publions les extraits, ces fonctionnaires alertent leur hiérarchie et remettent à plat les événements pour bien comprendre comment la révolte gagne du terrain, attisée, selon eux, par la gauche la plus radicale.
La galaxie Mélenchon à la manœuvre, vraiment ? Le premier ministre, Sébastien Lecornu, en est convaincu : « LFI et ses proxys de l’ultragauche » sont « à l’origine du mouvement » qui a basculé en « violences urbaines », croit pouvoir affirmer l’hôte de Matignon. Ses services relèvent que, ce 29 septembre, une vingtaine d’élus nationaux LFI étaient d’ailleurs « impliqués dans le mouvement », de Lille à Rennes, en passant par Toulouse, Albi, Rouen, Clermont-Ferrand, Bègles ou Avignon.
« Actions lycéennes en Seine-Saint-Denis : un mouvement à la physionomie inédite ». Ainsi est titré le rapport dont nous extrayons les éléments clés. Ses conclusions témoignent, à tout le moins, qu’il y a lieu de prendre l’affaire des lycées très au sérieux. Car le mouvement s’est étendu dans de nombreuses villes en région désormais, avec des agressions commises, y compris contre des professeurs, de multiples dégradations et incendies qui se propagent, de Nantes à Marseille, selon des ressorts que les experts parisiens pensent avoir cernés, pour leur part, sur leur territoire.
Blocage des lycées : la note de renseignement qui pointe le rôle clé de LFI
Le mouvement de blocage des lycéens et des étudiants, qui s’est enflammé jeudi dans plusieurs grandes villes de France, devrait se poursuivre vendredi, le gouvernement espérant l’apaisement après avoir condamné des «violences urbaines». À sept mois de la présidentielle, dans un climat social et politique électrique, cette mobilisation est plus que sensible.
Tous les préfets ont pris jeudi soir des arrêtés d’interdiction de manifester vendredi aux abords des lycées fermés ce jour-là, en réponse à un mouvement de blocage des établissements émaillé de violences, a appris l’AFP auprès du ministère de l’Intérieur.
Ainsi le préfet de police de Paris, Patrice Faure, a interdit les rassemblements aux abords de 13 lycées parisiens fermés vendredi, dont les noms ont été énumérés dans l’arrêté. Dans tous les départements, la même consigne a été donnée, a-t-on ajouté au ministère de l’Intérieur.
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Le mouvement de blocage des lycées se poursuivra vendredi malgré les interdictions préfectorales.
Likely · Within days
Le gouvernement intensifiera sa communication accusant LFI et l'ultragauche d'être à l'origine des violences.
Very likely · Within days

Mediapart published elements authenticated by bailiff and via Facebook concerning anti-Semitic messages from 2013 attributed to Jordan Bardella. The president of the RN firmly denies and announces a complaint for forgery.

Recent high school blockades have caused between 25 and 30 million euros of damage in Auvergne-Rhône-Alpes, according to Fabrice Pannekoucke. A third of establishments in the region are closed. Elected officials condemn the violence and the actions of thugs.

Four hundred high schools are closed in France after violence and 2000 arrests. The government points out the responsibility of LFI, while the Minister of Education meets with the unions.
The president of the Auvergne-Rhône-Alpes region, Fabrice Pannekoucke, estimates the damage caused by the violence linked to the blocking of high schools at between 25 and 30 million euros, and calls for the thugs to be penalized financially.

The former grand chancellor of the Legion of Honor, General Benoît Puga, targeted by an investigation for corruption and illegal taking of interest, is responding through his lawyer. At the same time, MP Carlos Martens Bilongo filed a new complaint.

Olivier Faure warned that the unchanged 2027 draft budget would result in “obvious” censorship for him, while he claimed to be “absolutely” convinced by Mediapart's revelations on anti-Semitic writings attributed to Jordan Bardella, accusing the RN of being a “xenophobic, racist, anti-Semitic” party. Roland Lescure called for fair budgetary efforts for everyone, including retirees, to avoid a rise in interest rates, citing the example of Greece, Italy and Spain where pensions have fallen. Édouard Philippe considered that Bardella had made anti-Semitic remarks “obviously and scandalously”. A debate between five candidates in the PS primary took place on France 2, and Marine Le Pen proposed a “budgetary golden rule” by referendum to reduce public debt to 60% of GDP.