Le Premier ministre affirme que l'ultragauche souhaite "organiser un désordre profond" pour "remettre en cause le calendrier de l'élection présidentielle"
Le Premier ministre s'inquiète d'un mouvement de l'ultragauche visant à perturber le calendrier électoral.
Quick Look
Face à la menace de l'ultragauche de semer le désordre jusqu'à l'élection présidentielle, le Premier ministre s'interroge sur la protection du cadre démocratique, la sécurité des candidats et la liberté syndicale.
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Why It Matters
Les services de renseignements signalent une volonté de l'ultragauche de perturber le pays jusqu'à la présidentielle.
La crise sociale et sécuritaire qui secoue la France menace-t-elle la prochaine élection présidentielle ? C'est ce qu'a suggéré le Premier ministre, lundi 19 octobre, lors d'un point presse à l'issue d'une nouvelle cellule interministérielle de crise.
"Désormais, il est démontré qu'on a quand même un mouvement de l'ultragauche qui a envie d'organiser un désordre profond dans le pays jusqu'à l'élection présidentielle, a-t-il déclaré. Cela nous a été dit clairement par les service de renseignements, ce matin. Il y a toute une nébuleuse qui peut s'activer pour remettre en cause le calendrier de l'élection présidentielle et la tenue de l'élection présidentielle."
Le constat des services de renseignements amène le gouvernement à se poser plusieurs questions. "Comment protéger ce cadre démocratique qu'est l'élection présidentielle ? Pas question que des minorités violentes imposent un agenda de violences et nous empêchent de tenir cette élection, a-t-il tranché. Cela pose pour moi la question de la sécurité des candidats, la sécurité des meetings, quelle que soit les formations politiques".
"Je vois bien que l'agenda démocratique va être percuté par cet agenda de désordre tel qu'il est imaginé par ces différents groupuscules", a déclaré Sébastien Lecornu.
Les manifestations syndicales en danger
Les possibles violences posent aussi "des questions de liberté syndicale", a soulevé le chef du gouvernement. "Il n'y a pas de schéma dans lequel désormais la liberté de manifester peut être à ce point abîmé par des mouvements de casseurs", a-t-il poursuivi, disant qu'un échange était prévu entre le gouvernement et les directions des syndicats.
"Il faut que l'on puisse regarder avec elles la sécurité de ces mouvements de manifestations parce qu'on ne peut pas mettre en danger les salariés, les Françaises et les Français, et parfois des mineurs, qui ont manifesté", a-t-il souligné. "Et beaucoup de gens ont manifesté dans le calme, il faut le redire quand même."
What to Watch
AI outlook — possibilities, not facts
Échanges prévus entre le gouvernement et les directions syndicales.
Very likely · Within days
Open Questions
- Quelles mesures concrètes seront prises pour sécuriser les candidats ?
- Comment le gouvernement va-t-il concilier liberté de manifester et sécurité ?





