Le président sud-coréen Lee Jae Myung appelle la Corée du Nord à reprendre le dialogue après les explosions de mines dans la DMZ
Quick Look
- Le président sud-coréen Lee Jae Myung a exhorté la Corée du Nord à rétablir la confiance et reprendre le dialogue après les explosions de mines dans la Zone démilitarisée qui ont blessé trois soldats sud-coréens en septembre, dont un qui a perdu un pied.
- Séoul accuse Pyongyang d'avoir violé l'armistice de 1953, tandis que le Nord nie toute responsabilité.
- Le contact entre les deux Corées est rompu depuis fin 2023.
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Why It Matters
La DMZ est une zone-tampon de 4 km de large et d'environ 250 km de long séparant les deux Corées depuis l'armistice de 1953. Depuis fin 2023, le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a officiellement renoncé à toute perspective de réunification et qualifié la Corée du Sud d'ennemi principal, entraînant un renforcement des fortifications nord-coréennes dans la zone.
Le président sud-coréen Lee Jae Myung a exhorté jeudi la Corée du Nord à «rétablir la confiance et reprendre le dialogue», après les explosions de mines dans la Zone démilitarisée (DMZ) entre les deux pays qui ont blessé trois soldats sud-coréens en septembre. «J’espère que le Nord nous rejoindra désormais sur la voie du rétablissement de la confiance et de la reprise du dialogue, après une longue interruption», a déclaré M. Lee lors d’un discours à l’occasion du jour des forces armées.
Un officier sud-coréen a perdu un pied lors de cette explosion le 21 septembre, survenue à quelques mètres au sud de la ligne de démarcation militaire entre les deux Corées, un des accidents les plus graves survenus depuis une dizaine d’années dans la DMZ.
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Le Commandement des Nations Unies (UNC), force multinationale menée par les États-Unis en Corée du Sud, et le gouvernement sud-coréen ont affirmé qu’il s’agissait de mines nord-coréennes et ont accusé Pyongyang d’avoir violé l’accord d’armistice qui a mis fin à la guerre de Corée (1950-1953). Séoul a exigé des excuses de la Corée du Nord, laquelle a nié toute responsabilité dans l’incident.
La DMZ, zone-tampon de 250 km de long
«Mon gouvernement s’emploiera constamment à mettre en œuvre des mesures concrètes pour réduire les tensions militaires entre les deux Corées. Les nœuds des relations intercoréennes sont extrêmement complexes, mais nous nous efforcerons, avec constance et patience, de les dénouer un à un», a affirmé M. Lee.
Le contact est totalement rompu entre Séoul et Pyongyang depuis que, fin 2023, le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a officiellement renoncé à toute perspective de réunification de la Péninsule coréenne et qualifié la Corée du Sud «d’ennemi principal». La Corée du Nord a depuis entrepris de fortifier sa partie de la DMZ, zone-tampon de 4 km de large et d’environ 250 km de long, considérant la ligne de démarcation qui court en son milieu comme sa frontière avec un État hostile plutôt que comme une ligne de séparation provisoire.
Depuis son arrivée au pouvoir en juin 2025, le président de centre-gauche Lee Jae Myung multiplie les efforts pour tenter de renouer le dialogue avec le Nord, jusqu’à présent en vain.
What to Watch
AI outlook — possibilities, not facts
Le gouvernement sud-coréen continuera à appeler au dialogue malgré l'absence de réponse positive de la Corée du Nord
Very likely · Within months
La Corée du Nord maintiendra sa position de refus de responsabilité et continuera à fortifier sa partie de la DMZ
Likely · Within months
Open Questions
- Quelles preuves Séoul possède-t-il pour affirmer que les mines étaient nord-coréennes ?
- La Corée du Nord reconnaîtra-t-elle un jour sa responsabilité dans l'incident ?
- Quelles mesures concrètes le gouvernement sud-coréen prévoit-il pour réduire les tensions militaires ?
- Le dialogue intercoréen peut-il reprendre malgré le statut d'ennemi principal attribué à Séoul par Pyongyang ?





