Le Wall Street Journal Accuse CoinEx de Faciliter le Contournement des Sanctions Iraniennes
Selon le quotidien américain, plus de 3,84 milliards de dollars liés à l'Iran auraient transité par la bourse crypto basée à Hong Kong, avec des liens présumés avec la Corée du Nord.
Quick Look
- Le Wall Street Journal rapporte que plus de 3,84 milliards de dollars liés à l'Iran auraient transité par la bourse crypto CoinEx, basée à Hong Kong, pour contourner les sanctions américaines.
- L'enquête révèle des liens avec la banque centrale iranienne et des fonds volés par des hackers nord-coréens.
- CoinEx dément les accusations et restreint l'accès en Iran.
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Why It Matters
Les États-Unis imposent des sanctions économiques sévères à l'Iran pour restreindre ses échanges internationaux, et traquent les flux financiers illicites, notamment via les cryptomonnaies.
Crypto d’État. Le Wall Street Journal vient de placer CoinEx sous les projecteurs, et pas pour les bonnes raisons. Selon le quotidien américain, des entités liées à l’Iran auraient fait transiter plus de 3,84 milliards de dollars par cette bourse crypto basée à Hong Kong. De quoi faire de la plateforme un rouage présumé d’un réseau destiné à contourner les sanctions économiques imposées par Washington.
Points clés
Selon le Wall Street Journal, plus de 3,84 milliards de dollars liés à l’Iran auraient transité par CoinEx
Deux wallets contrôlés par la banque centrale iranienne ont été identifiés via des données on-chain
Une partie des fonds recoupe les 1,5 milliard de dollars volés à Bybit par des hackers nord-coréens en février 2026
CoinEx dément tout lien avec Téhéran et restreint l’accès à ses services en Iran
Les détails de l’enquête du WSJ qui lient Téhéran et Pyongyang
Le journal s’appuie sur des données on-chain, ces traces publiques inscrites directement sur la blockchain et consultables par tous. L’analyse a repéré des flux inhabituels en provenance de deux wallets contrôlés par la banque centrale iranienne. Des mouvements de fonds qui pointent vers une stratégie bien connue de Téhéran : utiliser les cryptomonnaies pour s’extraire de l’étau financier américain, lequel restreint sévèrement ses échanges internationaux.
L’enquête réserve une connexion plus inattendue encore. Une partie des transactions iraniennes recouperait des actifs volés par des hackers nord-coréens. Environ 1,5 milliard de dollars, précisément, dérobés lors de l’attaque contre Bybit en février 2026.
Les deux régimes les plus isolés de la planète se retrouveraient donc à puiser dans les mêmes canaux pour faire circuler des fonds loin des radars occidentaux.
L’exchange crypto CoinEx se défend d’avoir facilité le financement de l’Iran.
Face aux accusations, la plateforme dément tout lien avec le pouvoir iranien. Elle affirme par ailleurs durcir l’accès à ses services pour les utilisateurs basés en Iran, au nom de la conformité aux régulations internationales :
« CoinEx n’a jamais eu de relations avec le gouvernement iranien et nous prenons des mesures pour restreindre l’accès [à nos services] en Iran »
Porte-parole de l’entreprise cité par les journalistes
L’Iran, comme la Corée du Nord, figure parmi les habitués du banc des accusés lorsqu’il est question de financer des activités prohibées via les cryptos. Programmes nucléaires, développement balistique, contournement d’embargos… les cas d’usage ne manquent pas !
Les États-Unis et leurs alliés traquent donc ces flux avec une attention croissante, dans l’espoir de couper les ponts entre ces régimes et les marchés financiers mondiaux.
Et la difficulté est connue des exchanges. Les cryptomonnaies offrent rapidité et faibles coûts de transaction, des qualités qui séduisent autant les acteurs légitimes que ceux qui cherchent à échapper à la surveillance.
Open Questions
- Quelles seront les actions réglementaires contre CoinEx ?
- Comment les fonds volés à Bybit ont-ils été liés à l'Iran ?
- Quelles preuves supplémentaires le WSJ détient-il ?






