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Les tensions entre les États-Unis et l'Iran se sont intensifiées récemment, avec des échanges de frappes militaires. Le détroit d'Ormuz, par lequel transite environ 20% du pétrole mondial, est devenu un point focal de ces tensions, poussant certains navires à éteindre leurs transpondeurs pour éviter la détection.
Les cours des hydrocarbures bondissent mardi après les nouvelles frappes menées par Washington en Iran et la riposte annoncée par Téhéran, le gaz européen atteignant un plus haut depuis plus de trois ans. Le prix du baril de WTI pour livraison en octobre a gagné 5,20% à 90,22 dollars, repassant le seuil des 90 dollars pour la première fois depuis fin juillet. Son équivalent européen, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en novembre, a lui avancé de 4,60% à 94,65 dollars.
Les États-Unis ont déclenché des frappes contre l’Iran pour la seconde fois en quelques jours, une opération décrite par Donald Trump comme étant «de grande ampleur et puissante». Le président américain a aussi mis en garde Téhéran contre toute velléité de riposte, auquel cas le pays serait «de nouveau frappé, bien plus durement et plus fort». «Une opération décisive menée par les forces armées iraniennes en riposte à l’ennemi américain a commencé», a toutefois annoncé l’agence de presse iranienne Tasnim.
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«Les espoirs apparus la semaine dernière quant à une réouverture prochaine du détroit d’Ormuz à la navigation ont subi un coup dur», relève Carsten Fritsch, analyste de Commerzbank. Selon lui, «la question se pose» de savoir si malgré cette nouvelle escalade, «le trafic maritime non officiel à travers le détroit pourra se poursuivre sans entrave».
Les prix fluctuent «à chaque actualité en provenance du détroit d’Ormuz»
Ces derniers mois, de nombreux navires ont choisi de franchir le goulet d’étranglement avec les transpondeurs éteints pour éviter d’être détectés. Ils se rendent ainsi moins vulnérables aux attaques mais cela complique le suivi des flux par le marché. Mardi, deux pétroliers ont été touchés par «des projectiles d’origine inconnue» alors qu’ils sortaient d’Ormuz, selon l’agence maritime grecque Marisks.
«À l’heure actuelle, les prix réagissent à pratiquement chaque actualité en provenance du détroit d’Ormuz : les sanctions, l’enlisement des négociations et les signaux contradictoires quant à la volonté de l’Iran de mettre fin à la guerre font fluctuer les prix au jour le jour, et ne se contentent pas de les maintenir à un niveau élevé», assure Edward Rosenberg, analyste de Strategy Shares.
Le prix du gaz européen est également en forte hausse mardi. Le contrat à terme du TTF néerlandais prenait 6,20% à 74,14 euros le mégawattheure, au plus haut depuis janvier 2023. Les réserves européennes sont faibles pour cette période de l’année, ce qui implique des besoins d’approvisionnement importants avant l’hiver. En plus d’être en concurrence avec l’Asie pour certaines cargaisons de gaz naturel liquéfié (GNL), «l’Europe se prépare à la sortie progressive du GNL russe à partir du 1er janvier 2027», précise Arne Lohmann Rasmussen de Global Risk Management, ce qui renforce la pression à l’achat pour les pays européens.
AI outlook — possibilities, not facts
Les prix du pétrole resteront volatils tant que les tensions entre les États-Unis et l'Iran persisteront dans le détroit d'Ormuz
Likely · Within weeks
L'Europe devra augmenter ses achats de GNL provenant d'autres régions que la Russie pour compenser la sortie progressive du GNL russe à partir de 2027
Very likely · Within years

Le Canada impose des droits de douane de 15 % à 50 % sur environ 700 produits américains d'une valeur de 27,6 milliards de dollars canadiens, en réponse aux tarifs de 50 % décidés par Donald Trump contre le Canada, afin de protéger les travailleurs, les agriculteurs, les familles et les entreprises.

Nestlé va vendre ses activités grand public de vitamines, minéraux et compléments alimentaires au fonds américain Yellow Wood Partners pour un milliard de dollars (862 millions d'euros), dans le cadre de sa stratégie de recentrage sur ses marques à fort avantage concurrentiel, avec clôture prévue au premier semestre 2027 sous réserve d'autorisations réglementaires.
Le patron du Crédit Mutuel Alliance fédérale, Daniel Baal, qualifie le niveau de la dette souveraine française d'inacceptable et prévient que la hausse des taux d'intérêt aggrave la situation, risquant une dégradation par les agences de notation et des difficultés de financement de l'État, à quelques mois de la présidentielle.

L'entreprise française Velvet a obtenu sa licence d'exploitation pour des lignes de TGV, lui permettant de concurrencer la SNCF sur quatre liaisons de l'Ouest à partir de 2028. Elle prévoit d'opérer avec 12 trains commandés à Alstom, après avoir levé un milliard d'euros auprès d'Antin Infrastructure Partners. L'arrivée de ce nouvel opérateur privé pourrait faire baisser les tarifs de 20 à 30% sur des trajets comme Paris-Bordeaux, selon l'économiste Patricia Pérennes, tandis que la SNCF défend l'idée que ses concurrents desservent aussi les gares intermédiaires moins rentables.
L'INPI annonce que la dentelle de Calais-Caudry et huit autres savoir-faire français sont désormais protégés par une indication géographique protégée (IGP) au niveau européen, portant à 15 le nombre d'IGP françaises étendues à l'UE. Cette protection intervient quelques semaines après la liquidation judiciaire de Darquer, la plus ancienne fabrique de dentelles de Calais, fondée en 1840, qui employait encore 45 salariés avant son arrêt mi-juillet.

Le gouvernement français envisage une «année blanche» pour désindexer certaines dépenses de l'inflation afin d'économiser jusqu'à 28 milliards d'euros en 2026. Ursula von der Leyen presse les Européens de mobiliser 10.000 milliards d'euros d'épargne pour soutenir les entreprises européennes. Donald Trump annonce un accord avec le Venezuela pour développer 17 champs pétroliers représentant 65 milliards de barils, avec plus de 100 milliards de dollars d'investissement et 209 milliards de recettes fiscales pour Caracas.