Les députés approuvent la création d'une autorité de lutte contre les violences sexuelles et intrafamiliales
Cette instance indépendante sera chargée d'évaluer les politiques publiques, de recenser les féminicides et de mener des travaux de recherche.
Quick Look
- Les députés français ont voté la création d'une autorité indépendante dédiée à la lutte contre les violences sexuelles et intrafamiliales.
- Cette instance évaluera les politiques publiques, suivra les indicateurs de condamnation et publiera un bilan annuel des féminicides.
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Why It Matters
Les députés examinent une proposition de loi «intégrale» visant à renforcer la lutte contre les violences sexistes et sexuelles en France.
Les députés ont approuvé vendredi la création d'une «autorité de lutte contre les violences sexuelles et intrafamiliales», instance indépendante chargée d'évaluer les politiques publiques, de faire un état des féminicides en France, mais aussi de conduire des travaux de recherche. Saisis en première lecture de la proposition de loi «intégrale» contre les violences sexistes et sexuelles, les parlementaires ont approuvé l'un de ses premiers articles, qui consacre cette autorité, indépendante du gouvernement.
Elle serait composée de parlementaires, de magistrats, «d'experts médico-psychologiques», de chercheurs, de représentants d'associations et de collectivités. Elle aurait pour tâche de rendre compte chaque année des délais de traitement des affaires de violences sexistes et sexuelles (VSS) et intrafamiliales, mais aussi d'autres indicateurs comme le taux de condamnation, les taux de récidive, ou encore les délais d'information des victimes quand un agresseur condamné est libéré.
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Autre mission qui lui serait confiée : conduire des travaux de recherche et formuler des recommandations sur les «mécanismes» à l'œuvre chez les «auteurs de violences sexistes et sexuelles», leur prévention, et la lutte contre la récidive. Elle devra aussi publier annuellement le nombre de féminicides en France, et celui des infanticides, mais aussi des décès de mineurs «consécutifs à des violences», la députée Ayda Hadizadeh (PS) espérant ainsi faire entrer dans le périmètre les cas de suicide de mineurs après avoir subi des harcèlements ou des violences.
Plus tôt vendredi, les députés avaient adopté un article-clé définissant les violences intrafamiliales. Tout en élargissant les infractions qui entreraient dans ce champ. Avec notamment des amendements prévoyant d'intégrer des «violences économiques» (non-versement de pension alimentaire, des cas de vol ou d'extorsion) mais aussi par exemple les thérapies de conversion, quand elles ont été commises contre un mineur ou dans le cadre familial ou conjugal.
What to Watch
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Poursuite de l'examen des articles restants de la proposition de loi.
Very likely · Within weeks
Open Questions
- Quels seront les moyens budgétaires alloués à cette autorité ?
- Quelle sera la date effective de mise en place de l'instance ?






