
Les dirigeants indépendantistes d'Écosse, du pays de Galles et d'Irlande du Nord se réunissent lundi à Cardiff pour demander au gouvernement britannique de faciliter des changements constitutionnels et ouvrir la voie à des référendums d'autodétermination dans leurs territoires respectifs.
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La dévolution de 1999 a doté l'Écosse et le pays de Galles de leurs propres parlements, tandis que l'Irlande du Nord fonctionne sous les accords de paix de 1998. Les indépendantistes sont désormais la première force politique dans les parlements écossais et gallois.
Les dirigeants indépendantistes d'Écosse, du pays de Galles et d'Irlande du Nord se réunissent lundi à Cardiff pour faire avancer la cause de l'indépendance de leurs territoires vis-à-vis du Royaume-Uni, selon un communiqué conjoint diffusé dimanche.
John Swinney, dirigeant du SNP écossais, Rhun ap Iorwerth, chef de Plaid Cymru au pays de Galles, et Michelle O'Neill, vice-présidente du Sinn Féin en Irlande du Nord, se rencontreront dans la capitale galloise afin de «renforcer leur coopération» et de poser les jalons d'un «changement de cadre constitutionnel», indique le communiqué.
«Faciliter les changements constitutionnels"
Concrètement, les trois responsables «demanderont au gouvernement britannique de préparer, planifier et faciliter les changements constitutionnels au pays de Galles, en Écosse et dans le nord de l'Irlande», en ouvrant la voie à des référendums d'autodétermination. Cette rencontre intervient alors que Londres reste opposé à la tenue d'un nouveau référendum sur l'indépendance de l'Écosse, après celui de 2014 remporté par le camp du maintien dans le Royaume-Uni. Fin août, le Premier ministre britannique Andy Burnham a également exclu un vote sur l'unification de l'Irlande.
La question de l'avenir constitutionnel de l'Irlande du Nord a refait surface ce week-end à la suite des déclarations de Donald Trump, qui a jugé samedi qu'une Irlande «unifiée» serait «fantastique». À ce jour, Londres s'en tient aux accords de paix de 1998, qui prévoient qu'un référendum sur l'unification de l'Irlande peut être organisé si le gouvernement britannique estime qu'une majorité des électeurs d'Irlande du Nord est susceptible de voter en faveur de l'unification.
«Tournant pour le pays de Galles»
Les partis indépendantistes constituent désormais la première force politique dans les Parlements écossais et gallois, une situation inédite depuis la dévolution de 1999, qui avait doté l'Écosse et le pays de Galles de leurs propres Parlements. À ces deux assemblées s'ajoute l'Assemblée d'Irlande du Nord, où le Sinn Féin est le premier parti depuis les élections de 2022.
La victoire en mai dernier des indépendantistes gallois au Parlement régional «a marqué un tournant pour le pays de Galles», a déclaré Rhun ap Iorwerth, cité dans le communiqué. Il évoque «une prise de conscience croissante que le modèle de Westminster (le système de gouvernement britannique, ndlr) ne fonctionne plus».
Même tonalité pour Mme O'Neill, qui appelle à «être prêt au changement constitutionnel quand il arrivera». Les Parlements régionaux disposent de compétences importantes, notamment en matière de santé, d'éducation, de logement, de transports et d'environnement, ainsi que de certaines compétences fiscales.
AI outlook — possibilities, not facts
Le gouvernement britannique continuera de refuser un nouveau référendum sur l'indépendance de l'Écosse dans un avenir proche.
Likely · Within months
La coopération entre les partis indépendantistes s'intensifiera en vue de préparer des référendums d'autodétermination.
Very likely · Within weeks

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