
Benjamin Ball et Azelma Sigaux dénoncent une dérive autoritaire de l'exécutif après l'interdiction de plusieurs cortèges.
Deux représentants des gilets jaunes, Benjamin Ball et Azelma Sigaux, ont annoncé une journée de mobilisation le 31 octobre à Paris et dans plusieurs mairies pour défendre les libertés publiques face à ce qu'ils qualifient de dérive autoritaire du gouvernement.
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Le mouvement fait suite à des violences et pillages ayant secoué la France, entraînant l'interdiction de plusieurs cortèges par les autorités.
"Nos libertés sont attaquées." Lors d'une conférence de presse organisée samedi 24 octobre à Paris, deux représentants de la coordination des gilets jaunes ont annoncé la tenue d'une journée de mobilisation le 31 octobre, pour "la défense des libertés publiques". Fustigeant "la dérive autoritaire" de l'exécutif, qui a interdit de nombreux cortèges, une semaine après les violences et pillages qui ont secoué la France, Benjamin Ball et Azelma Sigaux ont appelé à se rassembler dans sept jours pour défendre "les libertés publiques", à travers des rassemblements et sit-in devant l'Assemblée nationale et les mairies françaises.
Les deux gilets jaunes se sont exprimés devant un café de la place de la Bastille, d'où devait initialement partir le cortège parisien contre la vie chère et pour les revendications lycéennes. Le parcours négocié entre la préfecture de police et l'intersyndicale a finalement été modifié vendredi soir, déplaçant la manifestation dans le sud de la capitale, entre la porte d'Italie et la porte de Versailles.
"Il y a une colère dans ce pays" qui "n'est pas entendue", lit dans la déclaration des gilets jaunes, qui dénoncent "le mépris, le refus d'écouter, le mensonge et la répression" d'un gouvernement qui "tente de nous diviser."
"En criminalisant notre mouvement, [le gouvernement] veut empêcher le front uni qui est en train de naître", ont ajouté Benjamin Ball et Azelma Sigaux, en lisant tour à tour une déclaration. "Notre réponse, c'est l'union", ont-ils poursuivi en appelant à "des assemblées de convergence partout en France", réunissant "lycéens, étudiants, gilets jaunes, travailleurs, paysans, retraités...", ont encore listé les représentants de la coordination.
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Tenue d'une journée de mobilisation le 31 octobre.
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