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La mobilisation a débuté il y a environ une semaine dans plusieurs lycées de banlieue parisienne avec le soutien de La France insoumise, pour demander davantage de moyens éducatifs. Elle intervient à sept mois de l'élection présidentielle.
Les lycéens qui réclament notamment des remplacements de professeurs et davantage de moyens, espèrent jouer jeudi l’«acte deux» de leur contestation, émaillée de violences, avec les étudiants qui devraient se joindre à eux. Le mouvement, qui a débuté il y a environ une semaine, a concerné 356 établissements partout en France mercredi, contre 338 mardi, selon le ministère de l’Intérieur.
Pour la seule journée de mercredi, 625 personnes ont été interpellées et 83 policiers et gendarmes blessés. Depuis le début des blocus, 119 élèves et personnels ont été blessés, selon le bilan communiqué mercredi par Édouard Geffray.
Le président de l’USL, l’Union syndicale lycéenne, Ryad Rani, a appelé mercredi lors d’une conférence de presse commune à Paris avec l’Union étudiante, à un «acte deux» faisant valoir des revendications communes. Avec la secrétaire générale du deuxième syndicat étudiant, Eloïse Lefebvre-Milon, ils appellent «toutes les organisations syndicales, associatives et politiques à (les) rejoindre dans la mobilisation» jeudi et mardi 6 octobre, et réclament un «financement massif des lycées et des universités».
L’Unef, troisième organisation étudiante, appelle aussi les étudiants «à descendre dans les rues partout en France» contre la «suppression massive de places dans les facs» et le gel des APL notamment. Le gouvernement a tenté mercredi de mettre fin à la propagation du mouvement en annonçant l’ouverture d’une «plateforme de concertation» à laquelle «tous les lycéens pourront contribuer». Ils pourront y déposer leurs revendications et leurs inquiétudes de manière territorialisée.
Emmanuel Macron a martelé mercredi que la mobilisation des lycéens en France ne justifiait pas la «violence» et que les responsables politiques n’étaient «pas là pour agiter les peurs et faire commettre le pire», des propos visant les responsables d’un parti de gauche.
La mobilisation est partie de plusieurs lycées de banlieue parisienne il y a environ une semaine avec le soutien affiché de La France insoumise (LFI, gauche radicale) pour demander davantage de moyens. Elle intervient à sept mois de la présidentielle.
«J’entends et je comprends les angoisses parfois, les colères que notre jeunesse peut avoir (...) Par contre, aucun de ces débats, aucune de ces craintes ne légitime la violence. Et en aucun cas des responsables politiques (..) ne sauraient légitimer une violence au carré», a déclaré le président français lors d’une conférence de presse à Madrid au côté du premier ministre Pedro Sanchez.
Les responsables politiques «sont là parce qu’il y a un mandat démocratique, parce qu’ils ont été élus de manière calme, dans un cadre organisé, et ils ne sont pas là pour agiter les peurs et faire commettre le pire», a-t-il ajouté.
L’IGPN, la «police des polices», a été saisie de trois enquêtes après que des lycéens ont été blessés lors de blocages d’établissements, a indiqué le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, selon qui les forces de l’ordre sont intervenues «avec beaucoup de proportionnalité». «Ce sont des mineurs qui sont en face des forces de l’ordre. Évidemment, il y a un usage très proportionnel» des «armes intermédiaires», notamment du gaz lacrymogène, a poursuivi le ministre.
Ces investigations concernent des faits qui se sont déroulés à Sevran (Seine-Saint-Denis), Saint-Ouen-L’Aumône (Val-d’Oise) et Tours, où un jeune homme a été blessé à la tête mercredi et a été hospitalisé. Selon le procureur, ses lésions sont «compatibles» avec un tir de LBD.
AI outlook — possibilities, not facts
Des milliers de lycéens et étudiants participeront à la mobilisation jeudi et mardi 6 octobre.
Likely · Within days
Le gouvernement maintiendra sa position condamnant la violence tout en proposant des voies de concertation.
Very likely · Within weeks

In a letter addressed to his ministers, Prime Minister Sébastien Lecornu sets out five projects to respond to the difficulties of high school students and staff, with proposals expected before the end of October, after a week of high school blockades marked by tensions and violence.
Sébastien Lecornu called for the resumption of classes “everywhere” where security conditions allow, in the face of the closure of 400 to 500 high schools on Monday due to the high school protest movement. He set a timetable to respond to students' demands, including priority treatment of replacements and a meeting on the renovation of establishments.

Sébastien Lecornu requested the resumption of classes “everywhere” where security conditions allow, while 400 to 500 high schools will be partially or completely closed on Monday due to the high school movement, with bans on demonstrations taken in several departments around targeted establishments.

YouTuber Squeezie expressed his support for high school and university students mobilized in France to demand more resources in their establishments, welcoming their demands as “more than legitimate” while condemning isolated violence linked to the movement.

The Ministry of the Interior banned demonstrations in front of closed high schools on Friday, after Minister of National Education Édouard Geffray announced the closure of 400 establishments to protect students. According to his count, 235 people have been injured since Monday during the high school mobilization, including 170 students. The police made 1,949 arrests and 84 police officers and gendarmes were injured. An interministerial crisis unit was chaired by Prime Minister Sébastien Lecornu, and Defender of Rights François-Noël Buffet opened an investigation after the injury of a minor in Saint-Ouen-l'Aumône.

French high school students and students are planning an “act two” of their mobilization on Thursday to demand more resources in education, after a week of blockages leading to 625 arrests and 83 injuries among law enforcement officers, as well as 119 injuries among students and staff since the start of the movement, according to the Ministry of the Interior and Édouard Geffray.