À quelques semaines des élections de mi-mandat de novembre, plusieurs candidats républicains critiquent publiquement Donald Trump sur l'immigration, la guerre en Iran et le coût de la vie, tout en conservant parfois son soutien, dans un contexte où sa popularité atteint son plus bas niveau depuis son retour à la Maison-Blanche.
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Donald Trump cherche à faire des élections de mi-mandat un référendum sur sa personne, tandis que plusieurs candidats républicains prennent leurs distances sur des sujets sensibles comme l'immigration, la guerre en Iran et le coût de la vie, dans un contexte de baisse de sa popularité.
A quelques semaines des midterms de novembre, plusieurs candidats républicains choisissent de marquer leurs différences avec Donald Trump sur l’immigration, la guerre en Iran ou le coût de la vie. Le président, qui souhaite faire du scrutin un référendum sur sa personne, ne suit pas la même stratégie. Peter Loge, professeur de communication politique à l’université George Washington, juge Donald Trump « globalement impopulaire » et estime qu’il est devenu « un boulet aux pieds de la plupart des candidats républicains ».
En Floride, la députée Maria Elvira Salazar a directement critiqué certaines décisions de la Maison-Blanche sur l’immigration. « Monsieur le Président, certaines de vos mesures de contrôle de l’immigration sont allées trop loin », affirme-t-elle dans une vidéo de campagne. Elle ajoute que « les mêmes Hispaniques qui vous ont aidé à revenir à la Maison-Blanche en 2024 se sentent aujourd’hui trahis ». Jusqu’ici alliée fidèle de Donald Trump, l’élue conserve néanmoins son soutien. Le président l’a toutefois qualifiée d’« un peu trop molle » sur le contrôle des frontières.
Guerre en Iran et hausse des prix
La prise de distance concerne aussi la guerre en Iran et ses effets sur les prix. Dans le Michigan, Mike Rogers, candidat républicain au Sénat, a déclaré lundi que « la guerre en Iran doit prendre fin pour faire baisser les coûts ». Dans l’Iowa, Ashley Hinson, elle aussi candidate au Sénat, estime que les Américains « ne devraient pas avoir à payer à la pompe ou à la caisse pour la guerre en Iran ». Elle continue toutefois d’afficher sur son site de campagne le soutien de Donald Trump.
Le contexte national explique en partie cette prudence. Un sondage Ipsos publié lundi montre que 32 % des Américains ont une opinion favorable du mandat de Donald Trump, son niveau le plus bas depuis son retour à la Maison-Blanche. Peter Loge considère certaines politiques comme « particulièrement toxiques », citant la guerre commerciale avec le Canada, la répression de l’immigration et les prix des carburants. « Ce n’est pas une bonne année pour être un candidat républicain », estime-t-il, jugeant qu’utiliser Donald Trump en campagne serait « une faute politique ».
Trump peu mis en avant dans la publicité électorale
Les publicités électorales illustrent aussi cette volonté de ne pas placer le président au centre. Selon une analyse de CNN sur les deux premières semaines de septembre 2026, seuls 12 spots télévisés sur les 500 diffusés par les républicains mentionnaient Donald Trump. Le président adopte pourtant la stratégie inverse. Lors de la convention républicaine organisée à Dallas plus tôt dans le mois, il a lancé : « Vous devez prétendre que je suis candidat ». Plusieurs figures du parti n’y ont pas participé, dont la sénatrice Susan Collins, candidate à sa réélection dans le Maine.
Notre dossier sur les midterms
Pour Mike Fahey, consultant en communication politique, ces évolutions ne traduisent pas pour autant « soudainement une indépendance idéologique ». Selon lui, « les candidats prennent leurs distances sur les sujets où la pression politique est la plus grande » et cherchent surtout à montrer qu’ils existent politiquement par eux-mêmes. L’efficacité de cette stratégie dépendra, selon lui, de la perception des électeurs : « Cela dépendra largement du fait de savoir si les électeurs voient cette séparation comme authentique ou comme une manœuvre électorale ».
AI outlook — possibilities, not facts
Les candidats républicains qui prennent leurs distances avec Trump auront de meilleurs résultats dans les États modérés.
Possible · Within weeks
Donald Trump continuera à soutenir publiquement les candidats qui restent loyaux envers lui.
Likely · Within weeks

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