LFI, Renaissance, PCF : ce que l’on sait des suspicions de cyberattaques contre plusieurs partis politiques
Le PCF confirme une fuite de données, tandis que Renaissance et LFI démentent toute intrusion dans leurs systèmes
Quick Look
- Le site FrenchBreaches rapporte des cyberattaques visant le PCF, LFI et Renaissance.
- Si le PCF confirme une fuite de données, LFI et Renaissance démentent toute intrusion, qualifiant les données évoquées de publiques ou non compromises.
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Why It Matters
La sécurité informatique est devenue un enjeu majeur dans le contexte de la campagne présidentielle. Plusieurs partis politiques sont visés par des allégations de cyberattaques compromettant des données personnelles.
L’enjeu de la sécurité informatique s’invite dans la campagne présidentielle. Ce week-end, plusieurs partis politiques auraient été victimes de cyberattaques, selon le site spécialisé FrenchBreaches. Selon cette source, trois sont concernés : le Parti communiste (PCF), La France insoumise (LFI) et Renaissance. Des données, comprenant des adresses et des numéros de téléphone, auraient été subtilisées. Si le PCF a confirmé cette information, les deux autres partis, contactés par Le Figaro, assurent en revanche qu’aucune intrusion n’a été détectée.
Le PCF aurait été le premier touché. Vendredi soir, le parti de gauche a de lui-même annoncé avoir subi une fuite de données de son fichier des adhérents et sympathisants, sans préciser le nombre de personnes concernées. Le PCF a été alerté par l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi). Il assure avoir «immédiatement engagé la sécurisation de ses systèmes, de ses outils informatiques et de ses bases de données». Une plainte a également été déposée. «Un cybercriminel utilisant le pseudonyme ChimeraZ a annoncé sur un forum la mise en vente d’une base de données attribuée au site pcf.fr. Selon son annonce, cette base contiendrait 194.641 enregistrements concernant 183.363 personnes, dont 113.971 numéros de téléphone et 77.076 adresses e-mail, pour un volume de 40 Mo (mégaoctets NDLR)», informe le site FrenchBreaches. Le PCF affirme qu’«à ce stade des investigations, aucune donnée bancaire n’a été compromise», car le fichier concerné ne contient ni coordonnées bancaires ni moyens de paiement.
Le même hacker, ChimeraZ, aurait également ciblé le parti centriste Renaissance. Il revendique le vol d’environ 4,1 millions de données, parmi lesquels 373.906 adresses, des informations de porte-à-porte et des statistiques associées à quelque 9,6 millions d’électeurs. Selon FrenchBreaches, ces lignes de code contiendraient des adresses postales, des coordonnées GPS, des noms et prénoms, des fonctions politiques et des données sur l’organisation des campagnes électorales. Toutefois, «l’authenticité et l’origine exacte des fichiers restent à établir», ajoute le site. Au sein de Renaissance, on affirme que les «vérifications ne montrent aucune intrusion dans nos systèmes ni dans notre base de données.» Et d’ajouter que «les éléments décrits correspondent à des informations publiques, soit disponibles via l’Insee, soit affichées sur notre plateforme militante, consultables publiquement. Ils semblent avoir été collectés par extraction automatisée de ces pages. Aucune adresse e-mail, aucun numéro de téléphone ni aucune adresse postale n’y figure».
«Aucune donnée personnelle de membres de la France insoumise n’a été divulguée», affirme Bompard
LFI a également démenti avoir été victime d’une cyberattaque. «Ce samedi 24 octobre, la France insoumise a été informée de la circulation d’un ensemble de fichiers présentés comme issus de nos systèmes. Une vérification interne a été menée immédiatement. Contrairement à ce qui est indiqué dans certains messages, aucune donnée personnelle de membres de la France insoumise n’a été divulguée», a ainsi écrit le coordinateur national du parti, Manuel Bompard, sur X. Cette sortie a immédiatement suscité une mise au point de FrenchBreaches. «Les fichiers contiennent bien des données personnelles : 911 adresses e-mail distinctes et 5016 numéros de téléphone distincts, dont des coordonnées permettant de joindre des organisateurs locaux. Nous avons également identifié 12.959 enregistrements de porte-à-porte, associés à des noms ou pseudonymes de militants, des secteurs, des dates et des campagnes électorales. Ces informations ne peuvent pas être assimilées à de simples adresses publiques issues de l’Insee», a répondu en commentaire le site.
What to Watch
AI outlook — possibilities, not facts
Ouverture d'enquêtes judiciaires suite aux plaintes déposées.
Likely · Within weeks
Open Questions
- L'authenticité des fichiers revendiqués par ChimeraZ est-elle confirmée ?
- Quelle est l'ampleur réelle des données compromises au PCF ?






