
La contestation contre la surcharge des classes et l'absence de professeurs se propage aux universités, avec 625 interpellations et 83 membres des forces de l'ordre blessés mercredi.
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La mobilisation a débuté il y a une semaine en Île-de-France pour protester contre la surcharge des classes et l'absence de professeurs.
La mobilisation des lycéens se poursuit jeudi 1er octobre. Débutée il y a une semaine en Île-de-France pour protester contre la surcharge des classes et l'absence de professeurs, elle s'est étendue à plusieurs régions. Certains rassemblements ont été marqués mercredi par des heurts avec les forces de l'ordre. Et jeudi, la contestation se propage également aux universités. Selon un décompte actualisé et transmis jeudi par le syndicat l'Union étudiante, quinze facultés étaient bloquées à 8 heures en France
Pour la seule journée de mercredi, 625 personnes ont été interpellées et 83 policiers et gendarmes blessés. Le gouvernement annonce l'ouverture prochaine d'une "plateforme de concertation" pour que les lycéens puissent partager leur "inquiétudes" et leurs "revendications".
Île-de-France
À Paris, les universités concernées par le mouvement sont Paris Cité, campus Grands Moulins, Paris 1 Panthéon-Sorbonne et La Chapelle. Les universités de Nanterre, Poitiers et Gustave-Eiffel en Seine-et-Marne s'y sont jointes également.
Symbole de la colère lycéenne, le lycée Paul-Éluard, situé à Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis, est fermé jeudi, rapporte une journaliste de France Inter présente aux abords de l'établissement.
Bretagne et Pays de Loire
Coté universités, sont mobilisées Sciences Po Rennes et Rennes 1. Des mobilisations signalées dans les lycées à Nantes.
Hauts-de-France
Dans le Nord, la tension ne retombe pas à Haubourdin, près de Lille. Selon ICI Nord, d'importants dégâts ont été constatés et des bâtiments municipaux ont été saccagés.
Conséquence : le lycée Beaupré reste fermé jeudi et vendredi. Les deux écoles situées à proximité seront aussi fermées ces deux prochains jours.
L'université Lille 2 participe au mouvement.
Normandie
Coté université, Rouen participe à la mobilisation.
Dans le Calvados, la préfecture prévient que des drones seront déployés jeudi pour surveiller d'éventuels débordements devant ou à proximité d'établissements d'enseignement, indique ICI Normandie. Il s'agira d'une surveillance aérienne avec enregistrement et transmission des images, opérationnelle jusqu'à 19 heures. La préfecture n'indique pas les noms des lycées surveillés, mais précise que trois villes sont concernées par ce dispositif : Caen, Hérouville-Saint-Clair et Mondeville, ainsi que le CIFAC (Centre interprofessionnel de formation de l'artisanat du Calvados) situé près du CHU.
Des mobilisations également signalées dans l'Orne.
Auvergne-Rhône-Alpes
Coté universités, Lyon 2 et Lyon 3 sont mobilisées.
Coté lycées, "une demi-douzaine d'établissements sont concernés", précise notamment sur ICI Drôme Ardèche Benoît Trévisani, le préfet de l'Ardèche. "On a commencé mardi, il y avait deux établissements. On en a un peu plus aujourd'hui", ajoute-t-il. "Il faut assurer la continuité du bon fonctionnement des lycées avec la sécurité des élèves et des personnels. Et bien sûr, je ne tolérerai aucune dégradation et aucune violence sur la voie publique", a complété le préfet de l'Ardèche.
Les cours sont également perturbés jeudi à Périgueux, selon ICI Périgord, où des barrages filtrants ont été dressés devant le lycée Bertrand-de-Born.
Nouvelle Aquitaine
Les lycéens sont également mobilisés ce jeudi devant plusieurs établissements du Pays Basque, à Bayonne, Anglet et Biarritz, selon ICI Pays Basque. Le mouvement prend également de l'ampleur dans le Puy-de-Dôme et dans l'Allier, en Auvergne, où des lycées sont désormais bloqués à Clermont-Ferrand et à Montluçon, en plus des blocages déjà mis en place à Issoire et Chamalières depuis le début de la semaine.
Grand Est
Cotés universités, des étudiants de la faculté de Strasbourg sont mobilisés sur le campus principal.
Coté lycées, des mobilisations signalées à Strasbourg et Mulhouse.
Provence-Alpes-Côte d'Azur et Occitanie
Coté universités, des étudiants de Paul-Valéry à Montpellier et d'Aix-Marseille sont mobilisés.
Des mobilisations également signalées dans les lycées à Perpignan.
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Ouverture prochaine d'une plateforme de concertation par le gouvernement
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