Breaking
DEEcuador: Catholic priest killed by cross at massCNA 9-car pileup in Zhongli, Taoyuan, injured 4 people late at night! The man suspected of causing the accident was dozed off and attacked a police officer but was subduedDEEintracht Frankfurt: Separation from sports director Markus Krösche after years of successBRUnicamp 2027: end of testing time in the 1st phase; coming soon, live correctionFRTable tennis: Félix Lebrun wins his first European champion titlePLPole, Maciej Kędziorek will lead Dynamo KyivSEAnton Källberg lost the EC final after a huge shockBRLua Blanco, former Rebel Brazil, dies at age 39 in SPESClasses are suspended in Mallorca, Ibiza and Formentera on Monday due to storm 'Adam'TRLuck Ball Results Inquiry Screen 26 August | MPI Luck Ball Results Click, Quick Ticket InquiryDEEcuador: Catholic priest killed by cross at massCNA 9-car pileup in Zhongli, Taoyuan, injured 4 people late at night! The man suspected of causing the accident was dozed off and attacked a police officer but was subduedDEEintracht Frankfurt: Separation from sports director Markus Krösche after years of successBRUnicamp 2027: end of testing time in the 1st phase; coming soon, live correctionFRTable tennis: Félix Lebrun wins his first European champion titlePLPole, Maciej Kędziorek will lead Dynamo KyivSEAnton Källberg lost the EC final after a huge shockBRLua Blanco, former Rebel Brazil, dies at age 39 in SPESClasses are suspended in Mallorca, Ibiza and Formentera on Monday due to storm 'Adam'TRLuck Ball Results Inquiry Screen 26 August | MPI Luck Ball Results Click, Quick Ticket Inquiry
BackMobilisation du 17 octobre : A Bourges, ville symbole des « gilets jaunes », le mouvement tente son grand retour
Mobilisation du 17 octobre : A Bourges, ville symbole des « gilets jaunes », le mouvement tente son grand retour
Developing
20 Minutes2 hours agoPolitics4 min readFranceView translation

Mobilisation du 17 octobre : A Bourges, ville symbole des « gilets jaunes », le mouvement tente son grand retour

Cinq ans après l'acte IX, le mouvement tente un retour à Bourges, marqué par une affluence moindre et une convergence des luttes.

Quick Look

  • Cinq ans après avoir été un épicentre des « gilets jaunes », Bourges a accueilli une nouvelle manifestation.
  • Avec 2 400 participants selon la CGT, le mouvement peine à retrouver l'ampleur de 2019 et se dilue dans une convergence des luttes plus large.

AI-generated summary

Why It Matters

Le 12 janvier 2019, Bourges avait été un point de rassemblement majeur pour les gilets jaunes, attirant 6 000 personnes.

Font size

De notre envoyé spécial à Bourges,

Il régnait ce samedi matin à Bourges une irritante tranquillité. Certes, Catherine, 64 ans, était heureuse de pouvoir siroter son cappuccino tranquillement dans son bistrot préféré. Mais, à voir l’établissement ouvert et aucun rond-point occupé pour perturber son arrivée en centre-ville, la crainte que le 17 octobre finisse en flop retentissant gâchait un peu le plaisir. « J’espère qu’il y aura un peu plus d’action cet après-midi », appelait-elle entre deux cuillères de crème.

C’était déjà il y a plus de cinq ans. Le 12 janvier 2019, lors de l’acte IX des « gilets jaunes », la ville avait été choisie par plusieurs leaders du mouvement, comme Maxime Nicolle, comme point de rassemblement. Car, quitte à manifester aux quatre coins du pays, autant le faire en plein centre aussi. Au-delà de sa position géographique stratégique, la ville présentait l’avantage d’être peu connue des forces de l’ordre et d’être un symbole de la France périphérique et de la désindustrialisation.

Plus de 6.000 personnes s’étaient rassemblées, faisant alors de la préfecture du Cher le deuxième épicentre du mouvement, derrière l’indépassable Paris. 8 % des manifestants français se trouvaient à Bourges ce jour-là. Il est rare de connaître dans la commune une telle agitation.

« On attendait que ça »

Catherine en faisait partie, mais aujourd’hui, elle a rangé le tablier. « Trop peur de la police, et trop de luttes en vain. » À son âge, on n’a parfois plus la force de mener un combat que l’on sait perdu d’avance. Mais elle espère que d’autres prendront le relais et feront perdurer la flamme révolutionnaire.

À midi, c’est plutôt le manque d’organisation que le calme qui fait craindre le pire. Peu d’appels à la mobilisation, des horaires divergents, des rendez-vous dans d’autres communes voisines… Surtout quand, une demi-heure avant le rendez-vous, la place Seraucourt, choisie comme lieu de rassemblement, sonne désespérément creux.

Sauvé à la dernière seconde ou presque, le lieu se remplit finalement de plusieurs centaines de personnes. « C’est normal de revenir ici. On attendait que ça », se réjouît Bruno, 43 ans, déjà présent lors du premier round en 2018. Il rappelle une équation bien connue de tous les manifestants : les « gilets jaunes », première édition, s’étaient mobilisés pour un litre à 1,50 euro. « Aujourd’hui, il est carrément à un euro plus cher. »

« C’est à nous aussi de protester »

Cécile n’était pas là en 2018-2019, mais, pour la première fois, elle a décidé de revêtir un gilet jaune. « Tout est encore pire qu’il y a cinq ans. On en a vraiment marre, je ne pouvais pas ne pas y aller. »

Autre raison de la mobilisation, le mouvement lycéen, fréquemment cité dans le cortège : « On ne va pas laisser les jeunes se bouger seuls à notre place. C’est à nous aussi de protester. Nos enfants se font tabasser et nous, on aurait peur de sortir un samedi ? », s’indigne Bruno.

Si la colère reste la même, la manifestation, elle, a changé. Benoît, ouvrier de 52 ans, finit par s’irriter d’entendre plus de « Siamo tutti antifascisti » et de « Free Palestine » que de slogans sur le prix de l’essence. Pourtant « de gauche », il estime que le moment est mal choisi. « À l’époque, on avait une seule revendication : le pouvoir d’achat. Ça devrait amplement suffire à nous rassembler. J’ai peur qu’on soit inaudibles à force de parler de tout. »

Des « gilets jaunes » présents, mais minoritaires

Preuve en est, le nombre de « gilets jaunes », ultraminoritaires en ce samedi. « C’est bien qu’on se remobilise, mais ce n’est plus vraiment nous », dit-il en regardant un stand sur Gaza installé à côté du rond-point. Autre crainte : le manque de coups de klaxon des voitures, seuls quelques automobilistes encourageant le mouvement une fois le cortège en marche. « Avant, on avait toute la France avec nous, même ceux qui n’osaient pas manifester. Aujourd’hui, à force de défaites, les gens sont apathiques. »

Louis, 42 ans et « gilet jaune » de la première heure, regrette quant à lui « la surreprésentation des drapeaux LFI et des syndicats », le mouvement du jour étant coorganisé par la CGT. « Avant, les ''gilets jaunes'' étaient un mouvement purement populaire. Du peuple directement par le peuple. C’est triste de passer par tant de relais aujourd’hui. »

Un succès quand même

La convergence des luttes a aussi ses adeptes, comme Salomé et Nicolas, venus manifester avec leur compagnon à quatre pattes. « Les ''gilets jaunes'' sont là pour l’essence, moi, c’est plutôt pour défendre les services publics et notamment la santé. Il faut plus de moyens », encourage-t-elle.

Reste qu’après un rapide tour de la ville, le cortège revient bloquer symboliquement le rond-point de la place Seraucourt, en souvenir du bon vieux temps. Le speaker de la CGT annonce 2.400 personnes présentes dans la journée. Plus d’un tiers du pic de janvier 2019. De quoi attendrir, enfin, Louis : « Tout n’est pas parfait, bien sûr, et on est loin d’avoir retrouvé les ''gilets jaunes'' d’autrefois », peste-t-il encore. « Mais je préfère une mobilisation imparfaite à pas de mobilisation du tout. C’est au moins un bon début. »

Open Questions

  • La mobilisation aura-t-elle des suites concrètes ?

Related Topics

This article was originally published by 20 Minutes.

Related Stories

More on this topicgilets jaunes