
À la veille d'une nouvelle journée de mobilisation, le ministre de l'Intérieur a détaillé le dispositif de sécurité et pointé du doigt l'ultragauche.
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Le mouvement de contestation lycéen entraîne des mobilisations et des tensions avec les forces de l'ordre en France.
À la veille de la journée de mobilisation du 17 octobre, le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez a détaillé, sur France 2 ce vendredi matin, le dispositif attendu : «250 manifestations et 80 cortèges doivent être autorisés, on a un peu plus d’une quarantaine de manifestations déclarées» dans les préfectures. Il a affirmé redouter des «fins de manifestations» agitées et violentes à cause de «l’ultragauche», notamment à «Bordeaux et Toulouse».
Le ministre a laissé la porte ouverte à un retour des grenades assourdissantes, dont l’usage avait été suspendu pour le mouvement lycéen. «S’il devait y avoir des violences graves dans les grandes villes et en marge des manifestations, ces grenades seront utilisées», a-t-il annoncé.
«Une agressivité plus forte de la part des jeunes»
Mis en cause sur sa gestion du maintien de l’ordre depuis le début du mouvement par plusieurs élèves, le ministre de l’Intérieur s’est expliqué auprès d’adolescents dans un entretien organisé par Le Parisien. «Si les jeunes vont sur l’espace public, que leur action entrave la circulation ou qu’ils mettent le feu à des poubelles, on est obligés d’intervenir pour dégager les voies et éviter un incendie», a rappelé Laurent Nunez. «Dans ce mouvement lycéen, on constate une agressivité plus forte de la part des jeunes à l’égard des forces de police. […] Je suis à la fois le garant de la liberté de manifester et garant de la sécurité. Je représente l’intérêt général», a-t-il ajouté.
Interrogé sur le rejet de l’autorité policière par les lycéens, le ministre de l’Intérieur n’y voit pas une crise générale de confiance, mais un problème propre à la jeunesse, qu’il attribue à un manque de pédagogie. «La défiance n’est pas générale. Dans la population française, il y a une grande confiance en les forces de sécurité intérieures. Le taux d’adhésion est moins fort chez les jeunes. Cela s’explique, je pense, par une méconnaissance du rôle de la police. Leur intervention n’est pas toujours comprise», s’est-il inquiété.
Depuis le début du mouvement, les forces de l’ordre sont fortement mobilisées. Le ministre a tenté de justifier les dérives. «Quand il y a usage de la force, c’est une riposte à une agression. Forcément. Quand on voit les vidéos sur les réseaux sociaux, on peut avoir le sentiment qu’une personne se fait interpeller alors qu’elle n’a rien fait. Mais lorsqu’un jeune jette un projectile sur les forces de l’ordre, l’interpellation ne se fait pas forcément tout de suite, elle peut venir a posteriori». Alors que le gouvernement parle de «décrue», la journée de demain pourrait donner un second souffle au mouvement, au premier jour des vacances de la Toussaint
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Journée de mobilisation le 17 octobre avec 250 manifestations prévues
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