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L'incendie de l'hôtel de ville de Limoges s'est produit lors d'une manifestation nationale contre la vie chère, organisée dans le cadre d'une journée de mobilisation. Le bâtiment, inauguré en 1883 et inspiré de l'architecture de l'hôtel de ville de Paris, a subi des dommages importants suite à des violences en marge du rassemblement.
À Limoges, le principal bâtiment du pouvoir porte les stigmates des violences en marge de la mobilisation contre la vie chère. L’hôtel de ville a été incendié samedi par des individus radicaux en fin de manifestation.
Une « catastrophe patrimoniale », selon le préfet
Le bâtiment est « très lourdement endommagé » et « en grande partie perdu », ont estimé dans la soirée le maire de la commune et le préfet de Haute-Vienne.
« Le toit s’est effondré sur les étages inférieurs, sauf dans l’aile ouest, et les deux tiers de la façade ont déjà disparu », a déclaré le représentant de l’État, Maurice Barate, évoquant une « catastrophe patrimoniale » et dénonçant un « acte volontaire de casseurs, pas de manifestants ». « Ils ont mis le feu à un bâtiment dans lequel se trouvaient des personnes, des élus, des policiers municipaux et des agents dans les services », a-t-il souligné, précisant qu’aucun n’a été blessé.
« Le beffroi s’est effondré tout à l’heure, donc la mairie est très très lourdement endommagée », a complété le maire, Guillaume Guérin (LR), très ému, lors d’une conférence de presse dans les locaux de la métropole, qu’il préside.
Une employée de la mairie en pleurs
Sur place, des centaines de personnes regardaient, entre colère et désarroi, le brasier ravager l’édifice inauguré en 1883 et à l’architecture inspirée de l’hôtel de Ville de Paris. Une employée de la mairie était en pleurs dans les bras d’une élue.
Environ 5.000 personnes, dont plusieurs centaines d’individus « radicalisés et extrêmement violents » selon le préfet, ont participé à la manifestation organisée dans le cadre de la journée nationale de mobilisation. De premiers heurts ont opposé ces derniers aux forces de l’ordre, qui ont fait face à « une pluie de projectiles », aux abords de l’autoroute que la foule cherchait à investir. « Des automobilistes ont été pris à partie, un pare-brise cassé », a détaillé le préfet.
Des voitures de police brûlées
La mairie a ensuite été prise pour cible, des individus brisant des vitres pour s’introduire à l’intérieur et mettre le feu, avant de s’attaquer à la préfecture, tandis que « des pillards d’opportunité » s’en prenaient à des commerces du centre-ville. « Les policiers nationaux n’avaient plus suffisamment de moyens de désencerclement, ils n’avaient plus la capacité de contenir le millier de fous furieux, anarchos, d’ultragauche, de nervis sur les boulevards », a fustigé Guillaume Guérin. Selon le maire, des policiers municipaux ont réussi à s’extraire de la mairie « au moment où ces barbares sont rentrés en leur expliquant qu’ils allaient les tuer […] ce sont les termes qui ont été utilisés ce soir ». « Il y a des responsabilités qu’il faudra aller chercher mais en tout cas elles ne sont pas du côté des policiers. »
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« Ce n’est pas de la bêtise, c’est de la haine, c’est de la haine du drapeau français […] C’est la haine des institutions, c’est la haine des proviseurs de lycées, c’est la haine des flics, c’est la haine des élus, c’est la haine de tout ce qui incarne l’autorité. Ce n’est pas des petits délinquants qui ont fait ça, ce sont des gens très méthodiques », a martelé l’édile. Quatre voitures de la police nationale et deux de la police municipale ont été brûlées ou fortement endommagées lors de ces violences.
AI outlook — possibilities, not facts
Une enquête sera ouverte pour identifier et poursuivre les auteurs de l'incendie et des violences
Very likely · Within days
Des travaux de rénovation ou de reconstruction de l'hôtel de ville seront entrepris
Very likely · Within months
Des mesures de sécurité renforcées seront mises en place pour les futures manifestations à Limoges
Likely · Within weeks
A 22-year-old man died after throwing himself from the Arc de Triomphe in Paris, according to the prosecution, which opened an investigation to determine the causes of his death. This tragedy occurred during a day of heterogeneous mobilization against the high cost of living, marked by violence and looting in several French cities.

A minibus crashed into a stationary freight train in the Channel Tunnel, injuring at least 19 people. At the same time, South African Lions player Hyron Andrews died in a hotel on the Ile de Ré before a rugby match. In Aubagne, a college principal and a teacher were shot and injured in front of their establishment by a 14-year-old student who was arrested.

In Marseille, a demonstration against the high cost of living quickly degenerated into violent clashes between police and demonstrators, with looting of the Bourse shopping center, intrusion into the town hall and stone-throwing of police vans. Mayor Benoît Payan denounced a lack of police resources and demanded accountability, while the prefect spoke of between 7,000 and 8,000 rioters and looters, reporting 29 injured among the police.

This Saturday around 2 p.m., violent clashes broke out near Place de la République in Paris, even before the start of the demonstration against the high cost of living. Various projectiles were thrown against the police, a construction machine was set on fire and slogans hostile to the police were heard, even though the demonstration had not yet started.

A demonstration in Bordeaux degenerated into clashes between rioters and the police, with fires on barricades and damage to the CCI and the Customs Museum, leading to the evacuation of the Place de la Bourse.

A fire ravaged the roof of Limoges town hall after violence during a demonstration against the high cost of living. Hooded individuals entered the building and set it on fire, while clashes with the police took place near the prefecture and in the town. The prefect declared that the historic building was largely lost.