
Le proviseur du lycée des Iris à Lormont a porté plainte après avoir été poussé à terre par un élève lors d'une tentative de blocage.
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Des protestations lycéennes ont lieu en France, avec des blocages d'établissements et des violences aux abords de lycées. Le ministre de l'Education nationale a annoncé que 207 personnels ont été blessés depuis le début du mouvement, dont 37 au cours des dernières 48 heures. Une journée de mobilisation interprofessionnelle est prévue jeudi.
Le proviseur d'un lycée à Lormont, près de Bordeaux, a notamment déposé plainte après avoir été poussé à terre par un élève lors d'une tentative de blocage de l'établissement.
Plusieurs faits de violences sont survenus mardi 3 novembre aux abords de lycées de l'agglomération bordelaise, en marge des protestations lycéennes. Le proviseur du lycée des Iris à Lormont, établissement en partie saccagé par une trentaine de jeunes début octobre, a déposé plainte après avoir été poussé à terre par un élève lors d'une tentative de blocage de l'établissement. Une "agression physique inacceptable" pour la préfète de Gironde et le recteur de l'académie de Bordeaux, qui ont dénoncé d'autres violences aux abords de lycées à Bordeaux, Bègles, Mérignac, Pessac et Talence, en marge des protestations lycéennes. Dans l'Essonne, des chefs d'établissements ont été visés par des tirs de mortiers dans deux lycées du département, à Quincy-sous-Sénart et à Corbeil-Essonnes.
"Depuis le début du mouvement lycéen, 207 personnels de l'Éducation nationale ont été blessés. Il y en a eu 37 de plus au cours de ces dernières 48 heures. Je condamne ces violences avec la plus grande fermeté", a écrit le ministre de l'Education nationale, Edouard Geffray, sur X.
Le collectif Interfac Île-de-France avait appelé les étudiants et les lycéens à se rassembler mardi à la faculté de Jussieu, dans le 5e arrondissement de Paris. Celui-ci avait prévu de manifester entre le Panthéon et le siège du Medef, mais s'est vu opposer un arrêté d'interdiction de la préfecture, qui lui a proposé un parcours en périphérie. Une décision que le collectif a contestée en justice mais sa demande a été rejetée par le tribunal administratif.
C'est un peu moins d'un tiers des 184 établissements d'enseignement supérieur répartis sur le territoire, a annoncé à la presse le ministère de l'Enseignement supérieur. L'Union étudiante a de son côté fait état dans un communiqué "d'une université sur deux perturbées" et de "plus de 50 campus bloqués".
Selon le ministère de l'Education nationale, 48 lycées étaient bloqués mardi à 9h30, contre 41 à la même heure la veille, ce qui représente toujours un peu plus de 1% des établissements du territoire. De son côté, l'Union syndicale lycéenne (USL) a dénoncé "un chiffre absurde", estimant auprès de France Culture que "plus de 500 lycées" étaient concernés ce matin par un "blocage total ou filtrant".
L'intersyndicale saisit la justice sur le parcours parisien de jeudi. Elle attaque en référé la préfecture de police pour obtenir la publication et la suspension d'un potentiel arrêté d'interdiction de manifester jeudi à Paris entre les places de la Bastille et de la Concorde.
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De nouveaux blocages de lycées et d'établissements d'enseignement supérieur auront lieu jeudi lors de la journée de mobilisation interprofessionnelle.
Likely · Within days
Le trafic ferroviaire sera perturbé jeudi, avec des prévisions de trafic "légèrement perturbé" ou "perturbé" selon les lignes selon la SNCF.
Very likely · Within days

Thirty-seven National Education agents have been injured since Monday as part of the high school protest, announces Edouard Geffray. Violence took place in Bordeaux, Lormont, Bègles, Mérignac, Pessac, Talence, Quincy-sous-Sénart and Corbeil-Essonnes. Nearly a third of higher education establishments are disrupted, and 48 high schools were blocked Tuesday morning.

After two weeks of vacation, the high school movement has changed its face. The blockages are now residual on a national scale (around forty high schools, or 1% of the total) according to the Minister of Education, but are concentrated in urban centers such as Paris, Marseille, Rennes, Toulouse or Créteil. A polarization is setting in between the diehards, who consider the executive measures insufficient, and those who demand a return to normal, including among adults. Some parent volunteers, like at the Ampère high school in Lyon, are mobilizing to protect students and prevent excesses.
For more than a month, high school blockages have disrupted the school schedule in Marseille. The students, between weariness and fear of failing their year, speak of a gradual return to class despite demands that are still unmet, notably the absence of a philosophy teacher and the lack of equipment.

Wild student processions were blocked by police in Paris after a route to Medef was banned. The government reports 51 higher education establishments disrupted, while high school unions denounce underestimated figures.

After the All Saints' Day holidays, high school students and students are renewing the blockades of establishments in France to demand massive investments in education. At the same time, three students were arrested in Nantes following the fire at the Nelson Mandela high school.

The Île-de-France region is accused by private publishers of circumventing a court decision ordering it to withdraw its free digital school textbooks, which are now offered by the private platform Pearltrees.