
Des syndicats étudiants et lycéens appellent à multiplier les blocages dans les établissements face aux annonces du gouvernement jugées insuffisantes.
Plusieurs syndicats étudiants et lycéens mènent de nouveaux blocages dans des lycées et universités à Caen, Clermont-Ferrand, Paris et Marseille, en amont de la grève interprofessionnelle de jeudi pour le pouvoir d'achat.
AI-generated summary
Des organisations étudiantes et lycéennes multiplient les actions de blocage pour protester contre la politique gouvernementale et soutenir la journée de grève interprofessionnelle.
Plusieurs syndicats étudiants et lycéens appellent à la mobilisation dans les établissements scolaires, à l'approche de la grève de jeudi.
Ce qu'il faut savoir
Face aux annonces du gouvernement, jugées insuffisantes, les organisations de jeunesse sont décidées à "ne rien lâcher". De nouveaux blocages ont lieu dans des lycées et universités, mardi 3 novembre, a constaté le réseau ICI et franceinfo, citant Caen, Clermont-Ferrand, Paris ou encore Marseille. Plusieurs syndicats étudiants et lycéens ont appelé à bloquer les facs et les lycées en vue notamment de la journée de jeudi, où tous les salariés du privé et du public sont appelés à la manifestation et à la grève par la quasi-totalité des syndicats, pour le pouvoir d'achat. Suivez notre direct.
Des établissements perturbés lundi. Au retour des vacances de la Toussaint, lundi, environ 15% des établissements de l'enseignement supérieur ont de nouveau connu "des perturbations", qui ont été variables, selon le gouvernement. Selon le ministère de l'Education, 41 des 3 700 établissements étaient bloqués lundi. L'Union syndicale lycéenne (USL) en a recensé environ quatre fois plus.
Une manifestation interdite au cœur de Paris. La préfecture de police a pris lundi un arrêté pour interdire la manifestation prévue mardi par l'Interfac Ile-de-France, qui devait relier le Panthéon au siège du Medef, au cœur de Paris. Un parcours "incompatible avec les contraintes de sécurité en vigueur (...) dans un contexte social extrêmement tendu", a justifié la préfecture. Le collectif, qui se présente comme l'assemblée générale des étudiants des facultés franciliennes, entend contester en justice le parcours alternatif en périphérie qui lui est proposé.
La mobilisation de jeudi en ligne de mire. Lycéens et étudiants comptent se joindre jeudi à la journée de mobilisation pour le pouvoir d'achat qui, pour la première fois depuis la rentrée, doit réunir salariés du privé, fonctionnaires et retraités. Le parcours parisien de cette manifestation, également soutenue par des gilets jaunes, n'a pas encore été validé par les autorités, ce qu'a dénoncé lundi la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet. "Ce n'est pas sérieux de travailler dans ces conditions-là", a-t-elle dénoncé lundi.
Incendie au lycée Mandela à Nantes : trois personnes ont été interpellées ce matin, annonce une source proche de l’enquête à franceinfo.
Des premières actions ont commencé ce matin devant des lycées et universités, selon le réseau ICI et franceinfo, alors que plusieurs syndicats étudiants et lycéens appellent à la mobilisation. Le président de l'université de Caen Normandie annonce le blocage d'un campus sur les 15 que compte l'université. Le président de l'université Clermont-Auvergne confirme de son côté que les blocages continuent sur les sites de la Rotonde, de Carnot et de Gergovia.
A Paris, un blocage est en cours ce devant l’Institut de géographie (5e arrondissement), selon une journaliste de franceinfo. Le site de Tolbiac, dans le 13e arrondissement, n'est pas bloqué car la direction a fermé le site, selon un étudiant. A Paris, une manifestation étudiante organisée par le collectif Interfac Ile-de-France est prévue à 14 heures.
A Marseille (Bouches-du-Rhône), plusieurs blocages de lycées sont en cours, selon ICI Provence : Saint-Charles (1er arrondissement), Thiers (1er), Jacques-Chirac (2e) Marie-Curie (6e), Marseilleveyre (8e). Une manifestation est prévue à partir de 10h30.
A Paris, des étudiants ont choisi de remplacer les blocages par une "université populaire". L'Institut de psychologie de l'université Paris Cité expérimente ainsi une autre forme de rassemblement pour permettre les échanges sans reprendre les cours habituels. Cette "université populaire" mêle assemblées générales, débats avec la direction et cours spécifiques destinés à aider les étudiants à réfléchir à la mobilisation.
Le lycée Henri-IV, dans le 5e arrondissement de Paris, est bloqué ce matin, selon un journaliste du Figaro sur place. "Des lycéens sont arrivés tôt ce matin pour condamner l’entrée principale de l’établissement", explique-t-il.
Gérald Darmanin annonce qu'"il y a eu 4 914 gardes à vue" et 329 personnes incarcérées depuis le 17 octobre, première manifestation contre "la vie chère", lors d'un entretien sur BFMTV. Parmi les personnes gardées à vue, "70% sont des majeurs et 30% sont des mineurs, ce qui montre bien d'ailleurs que c'est un mouvement d'adultes, et pas le mouvement de continuité des lycéens", a fait valoir le ministre de la Justice.
Gérald Darmanin dénonce un "extrême-gauchisme d'atmosphère", après les violences qui ont émaillé les mobilisations ces dernières semaines. "Monsieur Mélenchon a une responsabilité immense", estime le ministre de la Justice, qui évoque "une dérive autoritaire de Jean-Luc Mélenchon extrêment inquiétante".
Le ministre est également invité à réagir sur les prisons françaises, qui comptent désormais 90 937 détenus, un record. La densité carcérale atteint 178%. Il assure que "9 000 places de prison" auront été construites "à la fin du quinquennat" d'Emmanuel Macron.
Fabien Roussel, candidat du PCF à la présidentielle : "Les jeunes souffrent de ces années de politique extrêmement dure. (...) Aujourd'hui la vie chère pénalise de nombreux citoyens."
Fabien Roussel veut lutter contre la vie chère. Le candidat communiste à la présidentielle estime qu'il faut se saisir des débats budgétaires actuels pour "augmenter les pensions", "augmenter le Smic de 15%" et mettre en place une conférence sociale pour négocier une hausse générale des salaires.
"Une rentrée et quelques heurts", titre Sud Ouest. "Le recteur s'est félicité d'un retour au calme dans la grande majorité des établissements de l'académie de Bordeaux, hier. Mais de vives tensions ont éclaté dans une poignée de lycées de la Métropole."
AI outlook — possibilities, not facts
Journée de mobilisation interprofessionnelle et de grève
Very likely · Within days

Faced with social anger and strikes in the fall, the French inter-union is calling for a major day of strike and demonstrations on November 5 for wages and public services, affecting transport, education, health and banks.
Two days before a national general strike on Thursday, the railway unions are meeting on Tuesday with the management of the SNCF to demand a catch-up of inflation on salaries for 2026. Inflation is proven to be +3.4% over 12 months in October, compared to 1.3% planned in the NAO agreement. Unsa is demanding an increase of 2.6% retroactive to July 1.

France is facing a week of strong social mobilization marked by blockades of high schools and universities, a day of inter-professional strike on Thursday and actions by yellow vests at the end of the week.

Summary of the news: Jean-Luc Mélenchon's attacks against the media, the demonstrations punctuated by violence on October 31, and the reaction of the mayor of Limoges Guillaume Guérin after the fire in his town hall.
Twenty businesses were damaged on Saturday during the demonstrations, according to the CCI France, which noted a drop in turnover of 60 to 80%. At the same time, high school organizations are calling for blockades of establishments from Monday and Tuesday.

More than 300,000 people demonstrated in France for purchasing power and public services. Despite mostly calm processions, clashes and arrests took place in Paris, Marseille and Lyon.