Modifier la Constitution par référendum : Marine Le Pen et Richard Ferrand ressuscitent une vieille querelle autour du général de Gaulle
Le président du Conseil constitutionnel écarte toute mansuétude envers le programme du Rassemblement national
Quick Look
Nommé à la tête du Conseil constitutionnel grâce à l'abstention du RN en février 2025, Richard Ferrand dément les attentes de complaisance politique en affichant une rigueur juridique stricte face aux propositions de Marine Le Pen.
AI-generated summary
Why It Matters
Richard Ferrand a été nommé président du Conseil constitutionnel en février 2025 avec l'abstention décisive des députés du Rassemblement national.
En février 2025, la nomination contestée à la tête du Conseil constitutionnel de Richard Ferrand, fidèle de la première heure d’Emmanuel Macron, avait été permise par le Rassemblement national (RN). Contre toute attente, les députés marinistes qui auraient pu s’opposer à sa nomination s’étaient abstenus à l’Assemblée, faisant basculer le scrutin à une voix près. De nombreuses spéculations avaient été faites sur les raisons de ce cadeau inattendu au chef de l’État et à son lieutenant. Après l’avoir auditionné à l’Assemblée, Marine Le Pen espérait-elle une certaine mansuétude de la part de Richard Ferrand, notamment sur l’emploi élargi de l’article 11 de la Constitution, dispositif central du programme présidentiel du RN ?
Si de tels calculs ont existé, ils s’effondrent. Dans un entretien au podcast Quid Juris ? en partenariat avec BFM, le président du Conseil constitutionnel s’est montré aussi strict que ses prédécesseurs, balayant en l’espèce la promesse de Marine Le Pen de modifier…
Open Questions
- Quelle sera la réaction officielle du RN face à cette fermeté ?







