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La CNCCFP contrôle les comptes de campagne des candidats aux élections municipales dans les communes de plus de 9.000 habitants et les arrondissements de Paris, Lyon et Marseille. Pour les élections de mars 2026, 4879 comptes devaient être examinés.
Près de 95% des candidats aux municipales ont vu leurs comptes de campagne approuvés, et aucun maire élu en mars 2026 n'a vu son compte rejeté, selon un premier bilan communiqué mercredi par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP). La Commission, qui doit contrôler 4879 comptes de campagne déposés par les candidats tête de liste dans les communes de plus de 9.000 habitants et les arrondissements de Paris, Lyon et Marseille, a publié les décisions rendues sur 1282 comptes dans les 278 scrutins ayant fait l'objet d'une contestation. Lyon, Marseille, Nice ou Strasbourg font partie des grandes villes examinées. Pour les autres comptes, leur contrôle est toujours en cours et s'achèvera au plus tard le 23 novembre.
Sur 1282 décisions, seuls 88 comptes n'ont pas été approuvés : 40 n'ont pas été déposés ou hors délais. 48 ont été rejetés avec pour motifs «des comptes incomplets ou insincères, des dépenses électorales supérieures au plafond autorisé et des situations dans lesquelles la Commission a relevé l'utilisation par un candidat de moyens appartenant à une collectivité ou à une association», selon le communiqué de la CNCCFP. Pour ces cas, qui ne concernent aucun maire élu ni personnalité connue, le tribunal administratif est saisi et peut prononcer l'inéligibilité du candidat.
Une réglementation précise
«La réglementation des dépenses électorales, elle est précise et connue assez largement par les candidats, ce qui explique qu'il n'y a pas tant de rejets que ça», a souligné le président de la CNCCFP Christian Charpy auprès de l'AFP. En revanche, sur les 1282 comptes examinés, environ 40% ont été approuvés après modification. Les candidats ont ainsi déclaré avoir dépensé 36,6 millions d'euros pendant leur campagne, mais la commission a écarté près de 820.000 euros de dépenses qui ne présentaient pas selon elle de caractère électoral. Elle a par exemple réduit de 333 000 à 319 000 euros les dépenses du candidat battu à Lyon Jean-Michel Aulas.
L'apport personnel (fonds propres ou emprunt) représente 66% des 39 millions de recettes déclarées par les candidats, devant les dons de personnes physiques et les contributions des partis. Environ 21 millions d'euros de remboursements forfaitaires de l'État ont été versés aux candidats ayant obtenu au moins 5% des suffrages.
AI outlook — possibilities, not facts
Le contrôle des comptes de campagne restants sera achevé d'ici le 23 novembre 2026
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