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Népal et Tibet : plus de 900 morts après des crues dévastatrices
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France Info1 hour agoWorld2 min readFrance

Népal et Tibet : plus de 900 morts après des crues dévastatrices

Les opérations de secours se poursuivent dans des conditions extrêmement difficiles après les crues dévastatrices qui ont frappé la région.

Quick Look

  • Au moins 903 morts et 4 200 disparus sont recensés après des crues dévastatrices dans les montagnes himalayennes au Népal et au Tibet.
  • Les secours s'avèrent très difficiles face à l'ampleur des dégâts.

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Why It Matters

Des crues dévastatrices ont frappé les montagnes himalayennes au Népal et au Tibet, causant des milliers de victimes et de disparus.

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Les opérations de secours sont toujours extrêmement difficiles, très lentes, à cause des amas de boue, dans les montagnes himalayennes au Népal et au Tibet. Le Népal est confronté "à une catastrophe naturelle inimaginable et déchirante", a jugé son Premier ministre Balendra Shah dimanche 30 août, après la crue dévastatrice qui a fait au moins 903 morts et plus de 4 200 disparus, mercredi 26 août. Autour de la rivière Trishuli, les Népalais sont toujours en état de choc. Le débit ne semble pas se calmer lundi matin, avec des flots boueux, marrons, qui grondent tout au long de cette vallée.

Lundi matin encore, les Népalais sont nombreux, curieux pour certains, dans l'action pour beaucoup, désormais rassemblés sur ce qu'il reste du rivage, tout près de ces bâtiments en ruines, gorgés de boue. Anita est installée dans cette vallée du Népal depuis trente ans. Cette Indienne, qui porte un sari impeccable, montre du doigt ce qui était, la semaine dernière encore, son petit magasin de vêtements, mais on ne voit plus qu'un amas de terre. "Il n'y a plus rien du tout. Ma boutique est devenue comme le lit de la rivière !" Face à la coulée de boue, Anita a sauvé sa peau, et celle de ses enfants, en partant se réfugier très vite vers les hauteurs. "C'est un grand choc."

"Avant, ici, c'était vraiment une vallée exceptionnelle, une jolie rivière. C'était paisible, la vie était bien, et tout a disparu…"

Anita, une survivante

à franceinfo

Les pelleteuses slaloment entre ces survivants. Kedar, lui-aussi, a pu fuir à temps, mais pas ses voisins ni ses amis, emportés par la vague. Sa maison et ses rizières n'existent plus. Mais c'est sa femme qui pleure le plus et regarde en silence le torrent. Kedar explique qu'elle est institutrice et qu'elle n'a pas réussi à sauver tous ses élèves. Tous deux observent aussi, d'un œil éteint, ce tractopelle qui s'acharne sur un mur de la banque enseveli, comme le reste, sous une grosse couche de boue. Ce sont les autorités qui tentent de protéger ce qu'il y a encore, à l'intérieur.

Kedar dit que c'est peut-être là sa dernière chance de récupérer quelques sous, puisqu'il y avait placé ses économies. Le mur de la banque tombe. La pelleteuse emporte avec elle un coffre. Maigre trésor, dans un décor de fin du monde. Lundi matin, franceinfo constate sur place la présence de plus en plus d'organisations d'aide internationale. De nombreux villages, bien plus en hauteur dans la montagne, sont toujours totalement inaccessibles ou seulement par hélicoptère.

Les autorités ont appelé à la "prudence" en raison de l'augmentation du débit de la rivière Bhotekoshi, dans le district de Rasuwa (nord). Les sauveteurs espèrent en particulier retrouver vivants des ouvriers dans un tunnel du chantier du barrage hydroélectrique de Trishuli-3 (nord). Ils seraient une centaine, selon les autorités.

What to Watch

AI outlook — possibilities, not facts

  • Poursuite des opérations de secours et de recherche des ouvriers disparus

    Very likely · Within days

Open Questions

  • Quel est le sort exact des ouvriers bloqués dans le tunnel du barrage ?
  • Combien de villages restent totalement inaccessibles ?

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This article was originally published by France Info.

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