
À la veille de la rentrée scolaire, les habitants de la capitale ukrainienne vivent au rythme des bombardements et considèrent désormais leur ville comme une zone de front.
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Kiev subit des frappes aériennes et des alertes quotidiennes répétées dans le cadre du conflit armé en cours.
En Ukraine, à Kiev, la capitale connaît un été meurtrier. Les sirènes d'alerte retentissent sans cesse et les frappes de drones se font toujours plus meurtrières. Une frappe contre un entrepôt d'explosifs a fait 38 morts et plus de 50 blessés, vendredi 28 août.
À la veille de la rentrée scolaire, qui aura lieu mardi 1er septembre, les habitants de la capitale ukrainienne estiment que Kiev peut désormais être considérée comme une zone de front.
Des civils sous les bombes
Katia vit au cinquième et dernier étage d'un immeuble à l'ouest de la ville. Plusieurs missiles se sont écrasés, lors de l'une des attaques les plus violentes qu'ait connues la capitale ukrainienne ces dernières semaines. "Ici vous pouvez voir les dégâts : les fenêtres ont été entièrement soufflées, le balcon est abîmé", témoigne Katia. Les traits tirés, le visage blême, elle montre les dégâts causés par l'explosion dans son studio, qu'elle partage avec sa fille de 15 ans : "Tous les murs sont troués, ainsi que le plancher, les meubles, le matelas et beaucoup de vêtements." Sa veste en doudoune marron est criblée de trous, laissant apparaître le duvet à l'intérieur. "Vous pouvez voir les traces des éclats, ça volait de partout."
Alors que des ouvriers s'activent pour réparer la toiture de l'immeuble, Alla, une voisine, se demande comment elle va payer les travaux. La municipalité verse 10 000 grivnas, soit environ 200 euros, à chaque propriétaire, mais "avec ça, on ne fait rien", déplore-t-elle. "Il faut arrêter cette guerre, car ici, ce sont des civils, des gens paisibles, qui sont victimes de ces frappes russes."
"Ces salauds, ces ordures, nous bombardent presque tous les jours. Mais de notre côté, installer des infrastructures militaires là où il y a une école maternelle, un collège, un hôpital et des habitations dans ce périmètre, c'est la honte pour tous nos dirigeants", s'indigne Alla.
"On est seuls face à cette guerre. Je ne sais pas si je suis vivante ou si je suis morte."
Alla, habitante de Kiev
à franceinfo
Actuellement, les habitants vivent au rythme de 10 à 12 alertes chaque jour. "Au début de la guerre, quand il n'y avait que des drones, il y avait du temps", dit-elle, pour se rendre aux abris. Mais avec les missiles, les habitants disposent de trois minutes pour s'y rendre. Autant dire que c'est une mission impossible. "Cette année, je ne sais pas ce qui attend nos enfants et où ils seront pendant les cours", s'inquiète-t-elle.
"J'y vais la peur au ventre"
Alla est institutrice. Elle reprend le travail mardi 1er septembre et appréhende cette rentrée, car beaucoup de questions restent en suspens : "Personne ne nous dit rien, on n'a pas d'information sur le fait que les cours se feront à distance ou non. Imaginez : les parents déposent les enfants à l'école, on commence le cours, il y a une alerte aérienne, des drones Shahed, des missiles balistiques. J'y vais la peur au ventre."
Yevhen, 11 ans, lui, n'ira pas à l'école, non pas parce qu'elle est fermée, mais parce qu'il est terrorisé : "À l'école, nous n'avons pas de vrais abris, et ce 1er septembre, il est très probable qu'il y ait des attaques massives." Le petit garçon, qui a perdu son beau-père à la guerre, veut bien reprendre l'école, mais à distance : "Combien de fois j'ai vu des enfants aller à l'école le matin et être tués par un missile. Il est même arrivé qu'une mère, un père et leur fils soient en train de marcher, avant que la mère et le fils ne soient tués par un drone Shahed."
"Vous entendez ce qui se passe. Ça tire encore. Avec ces attaques, tu comprends qu'ils veulent tous nous tuer, nous rayer de la surface de la Terre. Ils réécrivent notre histoire."
Yevhen, jeune habitant de 11 ans
à franceinfo
Avec ses yeux bleus d'une infinie tristesse, Ioulia, mère de trois enfants, songe désormais, elle aussi, à quitter le pays : "Avant, c'était loin de chez nous. Désormais, les frappes sont très proches. Il y a eu, par exemple, trois missiles, l'un après l'autre, dans un laps de temps très court. Et quand vous avez des débris de verre qui vous tombent sur la tête : il faut partir. En France, on a un ami qui a quitté le pays au début de la grande guerre. Il nous a dit : Pourquoi vous ne partez pas ? Qu'est-ce que vous attendez ? De perdre vos enfants ?"
Les habitants de Kiev le disent : ils n'ont plus de force, ni physique ni mentale. Pour eux, l'été 2026 aura été le plus meurtrier de ces cinq dernières années.

Une semaine après la tornade à Pomas dans l'Aude, 36 personnes ont regagné leur foyer sur 56 relogées. Les travaux se poursuivent et l'école endommagée oblige les élèves à une rentrée provisoire à Couffoulens.
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Lors d'un référendum, les Islandais ont voté non à la reprise des négociations avec l'Union européenne, gelant le processus jusqu'en 2028. La crainte de perdre la souveraineté sur le secteur de la pêche et des divisions politiques expliquent ce résultat.
Le bilan provisoire de la crue dévastatrice au Népal s'élève à 903 morts et 4 247 disparus, tandis que la Chine signale 16 morts et 546 disparus. Face au manque d'infrastructures, les autorités ont débuté des enterrements provisoires.

Au moins 903 morts et 4 200 disparus sont recensés après des crues dévastatrices dans les montagnes himalayennes au Népal et au Tibet. Les secours s'avèrent très difficiles face à l'ampleur des dégâts.

Les États-Unis ont mené des frappes sur l'île de Larak dans le détroit d'Ormuz, les premières en un mois, accusant l'Iran de préparer des mines marines. Téhéran a riposté en visant des cibles américaines en Jordanie et aux Émirats arabes unis, selon les Gardiens de la Révolution, faisant deux morts et deux blessés selon l'agence Tasnim.