La ville rend hommage aux victimes des attentats en présence de responsables politiques, dans un climat marqué par des tensions sur la représentation politique.
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Le 11 septembre 2001, des attaques terroristes menées par Al-Qaïda ont frappé New York et le Pentagone, causant la mort de près de 3 000 personnes.
New York rend hommage vendredi aux victimes des attaques du 11 Septembre, il y a 25 ans, sans Donald Trump, mais avec le premier maire musulman de son histoire, une présence dénoncée par certains conservateurs.
À «Ground Zero», site des anciennes tours jumelles du World Trade Center, les proches des disparus procèdent à la lecture solennelle des noms des victimes, dans un quartier sud de Manhattan bouclé pour l’occasion. «Chaque année, c’est une période très difficile pour nous, cette année d’autant plus parce que nous arrivons au cap des 25 ans», a témoigné John Fila, pompier, présent à quelques centaines de mètres lors d’une autre cérémonie à Manhattan.
Quatre anciens présidents présents
Alors que les prises de parole sont très cadrées, deux proches des disparus s’en sont pris violemment à l’Arabie saoudite, d’où étaient originaires la majorité des pirates de l’air ainsi que le chef d’Al-Qaïda Oussama ben Laden. «Pendant 25 ans, administration après administration, y compris des dirigeants qui se tiennent aujourd’hui devant nous, ont choisi de protéger les Saoudiens plutôt que de se tenir aux côtés des familles du 11 Septembre», a lancé l’une d’elle, Terry Strada.
Devant elle a pris place le vice-président JD Vance, ainsi que les quatre anciens chefs d’État encore en vie: les démocrates Joe Biden, Barack Obama et Bill Clinton, ainsi que le républicain George W. Bush, qui présidait le pays le jour où ces attentats ont tué près de 3 000 personnes.
Giuliani «offensé»
Donald Trump a fait le choix d’assister à une autre cérémonie au Pentagone, quartier général du ministère de la Défense, également ciblé ce jour-là par un avion détourné par des pirates de l’air de l’organisation jihadiste Al-Qaïda. En bonne place parmi les officiels figure Zohran Mamdani, 34 ans, issu de la gauche du Parti démocrate et premier maire de la ville à avoir prêté serment sur un Coran.
Après les attaques, les actes anti-musulmans avaient bondi à New York comme dans le reste des États-Unis. La police avait aussi renforcé la surveillance des communautés au nom de la lutte contre l’islamisme, à travers un programme désormais abandonné. En 2001, «il y avait bien sûr déjà une population musulmane à New York, mais elle était moins importante et n’avait pratiquement aucun poids politique. Depuis, la situation a considérablement changé, dans la ville comme au niveau national», observe le politologue Lincoln Mitchell.
Une évolution qui n’a pas empêché certaines voix conservatrices de demander que Zohran Mamdani n’assiste pas aux commémorations. Comme celle de Rudy Giuliani, maire de New York au moment des attentats - devenu par la suite avocat de Donald Trump - qui s’est dit «offensé» par la présence à «Ground Zero» du jeune élu. Également présent à la cérémonie, l’ancien édile a aussi accusé les musulmans de vouloir «dominer» l’Amérique.
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