Nice : "On n'avance pas" contre le narcotrafic, déplore une association
Quick Look
- Caroline Roose, référente de l'association Conscience à Nice, déplore l'avancée du narcotrafic dans la ville, la comparant à Marseille.
- Elle appelle à des actions nationales et européennes, critiquant le manque d'application d'une loi de 2025.
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Why It Matters
L'association Conscience, fondée par Amine Kessaci et dont Caroline Roose est la référente à Nice, lutte contre le narcotrafic. La ville de Nice connaît une recrudescence de violences liées à ce trafic, avec des liens établis avec Marseille. Une loi contre le narcotrafic a été votée en 2025, mais son application est jugée insuffisante.
Nice est devenue le petit Marseille", déplore mardi 19 mai sur ICI Azur, Caroline Roose, ancienne eurodéputée écologiste et désormais référente à Nice de l'association Conscience, fondée par Amine Kessaci. Elle appelle à agir au niveau national et européen contre le narcotrafic. "Malheureusement, quand on voit déjà ce qui se passe à Marseille et que maintenant on a des personnes de Marseille qui viennent pour tuer sur Nice, c'est inconcevable", énonce-t-elle.
Onze personnes ont déjà été tuées dans le quartier des Moulins, a confirmé lundi le procureur de la République. L'association Conscience a pour but "d'aider les personnes qui sont victimes de ce narcotrafic, les aider dans les démarches, les aider à un soutien psychologique et puis aider les familles des quartiers pour que les petits puissent encore jouer dehors". Caroline Roose affirme entendre "des mamans qui disent 'mon fils, ma fille, n'ira plus jouer dehors' parce que traverser la place, c'est un risque, aller acheter une baguette de pain c'est un problème, elles ont peur ces familles". L'association apporte aussi un "soutien logistique et psychologique aux familles endeuillées", explique Caroline Roose.
Un poste de police municipale a été ouvert place des Amaryllis. "C'est une réponse", pense Caroline Roose, mais "il ne faut pas que ce soit l'unique réponse". Elle estime qu'il faut "se donner les moyens aussi pour qu'il y ait des équipes dans ce poste municipal" et considère que "ça ne suffira pas pour arrêter le narcotrafic, il faut aller au-delà des quartiers". L'ancienne eurodéputée rappelle qu'une loi a été votée en 2025 : "Qu'en est-il du décret d'application de cette loi contre le narcotrafic, notamment sur le paragraphe de blanchiment d'argent ? On n'avance pas", regrette-t-elle. "On a incarcéré des personnes, c'est très bien, mais il faut s'attaquer à la tête de ces trafics", insiste l'ancienne élue.
Elle propose de "bloquer les fonds internationaux" dans des pays qui "facilitent le narcotrafic et favorisent le blanchiment d'argent". "Je pense qu'au niveau européen, on a la possibilité de faire quelque chose", affirme-t-elle, pour "éviter que de l'argent arrive au narcotrafic". Même si "ça ne va pas se régler du jour au lendemain, c'est un combat de longue haleine et il faut continuer. On n'a pas le choix sinon la gangrène continue", conclut-elle.
What to Watch
AI outlook — possibilities, not facts
Blocage des fonds internationaux dans les pays facilitant le narcotrafic.
Possible · Medium term
Mise en application effective des décrets d'application de la loi de 2025 contre le narcotrafic.
Possible · Medium term
Open Questions
- Quelles sont les mesures concrètes prises par les autorités nationales et européennes pour lutter contre le blanchiment d'argent lié au narcotrafic ?
- Quel est le calendrier d'application des décrets d'application de la loi de 2025 contre le narcotrafic ?
- Comment les fonds internationaux facilitant le narcotrafic seront-ils bloqués ?
- Quelles sont les actions spécifiques prévues pour aller au-delà des quartiers touchés par le narcotrafic ?




