« Nos établissements ne sont pas des défouloirs » : hôteliers et restaurateurs ne veulent pas être les « victimes collatérales » des violences
L'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie dénonce des saccages inacceptables et redoute l'impact sur le tourisme à l'approche des vacances de la Toussaint.
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L'Umih dénonce les violences, saccages et pillages survenus samedi lors des manifestations contre la vie chère en France, refusant que les professionnels de la restauration et de l'hôtellerie soient des « défouloirs ».
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Why It Matters
Des violences, saccages et pillages ont eu lieu en marge de manifestations contre la vie chère dans plusieurs grandes villes françaises.
Les professionnels de la restauration et de l'hôtellerie, «en première ligne» face aux violences «inacceptables» survenues samedi en marge des manifestations contre la vie chère, ont déclaré ce dimanche 18 octobre refuser d'être des «défouloirs». «Nos établissements ne sont pas des défouloirs. Nos professionnels ne peuvent pas être, manifestation après manifestation, ceux qui paient la facture des violences», a déploré dimanche le nouveau président de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (Umih), Franck Chaumes, cité dans un communiqué de la principale organisation du secteur hôtelier.
«Ces violences qui frappent nos établissements sont inacceptables», note l'Umih dans ce communiqué, en relevant que «le droit de travailler, d'entreprendre et d'accueillir ses clients en sécurité» constitue une liberté fondamentale, au même titre que le droit de manifester. «Nous ne voulons pas être les victimes collatérales» de ces violences, a abondé le nouveau vice-président de l'Umih, Valentin Prudon, dimanche sur RMC en lançant un «appel au calme». Les saccages et pillages survenus samedi en marge des manifestations contre la vie chère dans plusieurs grandes villes françaises ont entraîné «des annulations de fait» dans des établissements devenus «inaccessibles du fait des violences», a-t-il expliqué.
De nombreux établissements fermés
Notant qu'il était encore trop tôt pour donner des chiffres précis de l'impact sur l'activité des hôtels et restaurants concernés, il a cependant souligné que de nombreux établissements avaient dû fermer en prévision des manifestations ou avaient vu leur activité ralentir. Dans son communiqué, l'Umih appelle ses adhérents à contacter rapidement ses antennes départementales, afin de pouvoir «établir rapidement un bilan précis et complet des conséquences de ces événements».
De telles scènes de chaos jouent aussi sur «l'image que l'on renvoie à l'international sur la première destination touristique au monde qu'est la France», a observé Valentin Prudon. Les violences de samedi sont survenues alors que «les voyants étaient au vert» pour les vacances de Toussaint qui commencent ce week-end, après une saison estivale «moyenne» sur fond de canicules et d'incendies, notamment, a-t-il dit. «On a l'impression de ne jamais sortir du tunnel avec la succession des crises ces dernières années», a déploré Valentin Prudon.
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