
Des élus locaux se sont rassemblés devant les hôtels de ville pour condamner les exactions et exprimer leur solidarité.
Des maires de plusieurs villes françaises, dont Paris, Bordeaux et Lille, se sont rassemblés ce lundi pour condamner les violences et dégradations survenues lors de deux jours de mobilisation contre le coût de la vie.
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Des mouvements sociaux contre le coût de la vie ont dégénéré en violences et dégradations dans plusieurs villes françaises sur 48 heures.
«Merci beaucoup de votre présence». Sur une estrade pleine à craquer d’élus revêtus de leur écharpe tricolore, Emmanuel Grégoire a pris la parole devant l’hôtel de ville de Paris, comme plusieurs maires français ce lundi, après deux jours de mobilisation nationale contre le coût de la vie marquée par des exactions.
«L’Association des maires de France a appelé au rassemblement de l’ensemble des maires du pays pour témoigner de la solidarité avec l’ensemble des acteurs touchés par les graves événements qui ont saisi notre pays ces 48 dernières heures», a poursuivi l’édile parisien. Emmanuel Grégoire a adressé ses premières pensées aux «victimes directes des exactions, des atteintes aux personnes et des atteintes aux biens». Il a toutefois tenu à faire une «distinction entre le mouvement social et la tentation de certains de vouloir le pourrir de l’intérieur».
«La symbolique est forte»
À Bordeaux, le maire Thomas Cazenave a estimé que ce rassemblement a permis «d’exprimer collectivement notre soutien à celles et ceux qui ont été pris pour cible». L’édile a affirmé que ses administrés bordelais «ont été choqués par ce qu’ils ont vu». Thomas Cazenave a adressé son soutien à la préfète. «S’en prendre à la résidence préfectorale, c’est s’attaquer à la République elle-même», a-t-il dénoncé.
Arnaud Deslandes, maire de Lille, s’est de son côté exprimé au milieu de nombreux élus et en présence de l’ancienne maire Martine Aubry sur les marches de l’hôtel de ville. Des casseurs ont pénétré dans le lieu et commis des dégradations samedi. «Nous avons tous été horrifiés qu’elle ait été ainsi vandalisée», a fustigé l’édile. «Les dégâts matériels sont limités mais la symbolique est forte», a-t-il estimé. «Si nous voulions - avec l’ensemble des agents de la ville de Lille - faire ce rassemblement, c’était pour dire que nous ne céderons rien», a déclaré l’élu.
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