« Nous sommes entrés dans une gestion de crise permanente » : à Nantes, l’inquiétude grandit chez les commerçants
Dans une lettre ouverte adressée à la mairie et à la préfecture, des commerçants nantais s'indignent d'être ignorés par les autorités et alertent sur l'impact des violences urbaines.
Quick Look
Plus de 175 commerçants de Nantes ont adressé une lettre ouverte à la mairie et à la préfecture pour dénoncer leur exclusion des concertations officielles et souligner les difficultés économiques liées aux récentes violences urbaines.
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Why It Matters
Des commerçants nantais ont été exclus des concertations avec les autorités car ils ne sont pas membres de syndicats ou d'associations. Ils subissent les conséquences économiques des violences urbaines d'octobre.
À Nantes, il y a les commerçants qu’on écoute, qu’on reçoit, qu’on rassure. Et puis il y a les autres. Une lettre ouverte signée par plus de 175 commerçants de la sixième ville de France, pour la plupart installés en centre-ville, a été remise le 28 octobre à la mairie ainsi qu’à la préfecture de Loire-Atlantique.
Boutiques d’habillement, restaurants, opticiens, pharmacies, agences immobilières… «Petits, grands, indépendants, franchisés», les cosignataires de ce courrier s’indignent d’avoir été jusqu’alors ignorés des concertations menées par les autorités, au simple motif de n’appartenir ni à un syndicat, ni à une association. «Nous nous sommes sentis laissés à l’abandon», déclarent-ils, avant de pointer du doigt l’impact des violences urbaines sur leur activité.
Les professionnels rappellent en effet que les conséquences des saccages d’octobre ne s’arrêtent pas aux seules victimes directes des pillages. «Toutes les aides annoncées exigent des dégâts. Et ceux qui n’ont rien de cassé ?»
Open Questions
- Quelle sera la réponse officielle de la mairie et de la préfecture ?
- Des mesures d'aide seront-elles étendues aux commerces sans dégâts matériels ?







