Olivier Faure : "100 000 inscrits, ce serait un succès" pour la primaire de la gauche
Invité de Francis Letellier, Olivier Faure défend l'idée d'une primaire de la gauche en vue de l'élection présidentielle et insiste sur la nécessité d'un rassemblement.
Quick Look
- Interrogé par Francis Letellier, Olivier Faure (PS) estime qu'atteindre 100 000 inscrits à la primaire de la gauche serait un succès.
- Il appelle à un large rassemblement pour éviter une victoire de l'extrême droite.
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Why It Matters
La gauche française discute de l'organisation d'une primaire en vue de l'élection présidentielle pour éviter la division.
Francis Letellier : C'est vous, en tant que numéro un du PS, qui avez insisté pour qu'il y ait une primaire de la gauche avant la présidentielle. Il y aurait aux alentours de 100 000 inscrits pour le premier tour vendredi 9 et samedi 10 octobre. Est-ce que vous considérez que c'est un succès ?
Olivier Faure : C'est un intérêt manifeste. D'ailleurs, si j'en crois les chiffres d'audience pour les trois débats qui ont eu lieu, c'est que, évidemment, il y avait une forme d'attente. Que se passe-t-il à gauche ? Que se passe-t-il du côté de la gauche réformiste ?
100 000 votants, c'est un succès ?
100 000, ce serait un succès, oui, évidemment.
Dernier débat hier soir, le dernier de trois débats télévisés. Vous ne vous êtes pas fait de cadeau entre vous au cours des débats et particulièrement hier soir. Pensez-vous qu'après la primaire, tout le monde pourra se retrouver derrière le ou la candidate choisie ?
Je ferai tout, une fois que le scrutin m'aura déclaré vainqueur, pour que je puisse rassembler ma famille, rassembler la gauche, puis rassembler les Français parce que je ne crois pas à cette fatalité qui nous est présentée en permanence d'une victoire évidente de l'extrême droite. Elle est favorite dans l'élection, mais il y a aujourd'hui une évidence au fait que les Français ne peuvent pas non plus accepter de se retrouver avec une présidente sous bracelet électronique et un acolyte qui est maintenant un antisémite notoire.
Vous êtes sûr d'être au second tour ?
Je fais tout pour cela.
Vous avez dit : "Je serai au second tour". Il y a des indices qui le donnent, qui vous permettent de dire ça ?
Mais je crois qu'il y a une forme d'évidence au fait qu'il y a en gros deux sensibilités qui s'expriment. Il y a une sensibilité qui est plutôt tournée vers le centre droit et qui considère que c'est là que les choses peuvent se faire.
C'est qui ? C'est Gabriel Attal… Raphaël Glucksmann ?
C'est un lapsus révélateur. Ce que je cherche, c'est à rassembler la gauche, les écologistes, les syndicalistes, les associatifs, toutes celles et ceux qui, aujourd'hui, espèrent le changement, mais qui attendent son incarnation.
Si c'est Raphaël Glucksmann qui est choisi à la fin, il n'est pas du Parti socialiste, on est bien d'accord ? Est-ce que vous attendez des engagements précis de sa part et sur quoi ?
Je ne me pose pas cette question. La réalité, c'est que je ferai tout pour engager ce rassemblement parce que j'ai toujours dit la même chose. Je proposais une primaire de Ruffin à Glucksmann. Pourquoi ? Parce que j'ai bien compris depuis longtemps que la division produit l'échec. Nous avons déjà vécu, à deux reprises consécutives, l'absence de la gauche au second tour. Je crois qu'il serait utile cette fois-ci que la gauche soit au second tour, pour une raison simple, c'est que je ne crois pas…
Mais Raphaël Glucksmann, c'est la gauche ?
Oui, mais ça ne suffit pas. Je ne cherche pas à créer un couloir le plus étroit possible, je cherche à rassembler.
Ce que vous reprochez à Raphaël Glucksmann, c'est de ne pas être clair sur les alliances. Vous lui demandez de clarifier, là encore ?
J'espère qu'il clarifiera de lui-même, mais ce que je veux dire…
Ce n'est pas encore assez clair ?
Le problème dans la vie, c'est que quand on refuse l'accord avec la gauche et qu'on n'est pas soi-même en capacité de rassembler l'ensemble du pays, il faut bien trouver une majorité quelque part. Donc ce que je dis, c'est qu'il faut rassembler d'abord l'ensemble de la gauche, puis rassembler les Français et faire en sorte d'éviter une catastrophe pour le pays. Chacun a compris de quoi je parlais.
Open Questions
- Quels seront les chiffres définitifs de participation à la primaire ?
- Raphaël Glucksmann participera-t-il au processus de rassemblement ?







