
Des lycéens, soutenus par des étudiants et des professeurs, défilent dans plusieurs villes françaises pour réclamer de meilleures conditions d'apprentissage.
Des milliers de lycéens et étudiants manifestent dans plusieurs villes de France, dont Lyon, Nantes, Rennes et Grenoble, pour dénoncer le manque de moyens dans les établissements scolaires et réclamer une meilleure prise en compte de leurs revendications par l'État.
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Le mouvement de contestation lycéen porte sur des revendications liées aux conditions matérielles des établissements et au manque de remplacement des enseignants.
La jeunesse se montre et se fait entendre. Dans les rues de Lyon (Rhône), mardi 6 octobre au matin, ils sont des milliers de lycéens soutenus par des étudiants et des professeurs. Le cortège défile dans le calme.
De nombreux établissements sont impactés par le mouvement, très suivi depuis plusieurs jours dans le Rhône, avec toujours les mêmes revendications. "[Certains] n'ont pas de plafond. En hiver, il fait super froid dans leur classe. Les profs, franchement, un tiers ne sont pas remplacés. Même nous dans notre lycée qui n'est pas un des pires, on a déjà deux profs qui manquent cette année. On veut être écouté par l'Etat et des mesures pour pouvoir bâtir notre avenir", explique une manifestante. "On veut montrer que nos revendications, elles ne passent pas que par la violence, qu'on est aussi là dans une démarche pacifiste, que ça ne sert à rien de tout casser, qu'il faut séparer les casseurs du reste des jeunes", ajoute une autre.
Les lycées soudés, les étudiants en soutien
A Nantes (Loire-Atlantique), lycéens et étudiants se sont donné rendez-vous devant le château des ducs de Bretagne pour une mobilisation massive avec les mêmes mots d'ordre. "On est tous soudés entre lycéens, pour enfin dire qu'on ne nous prend pas au sérieux, qu'il faut qu'on nous prenne au sérieux et qu'on en a marre, scande une élève. Il y a un ras-le-bol qui est là depuis des années."
A Rennes (Ille-et-Vilaine), un défilé sans tension particulière s'est déroulé avec une présence policière importante dans les rues. Tous les lycées avaient fermé leurs portes au matin. Plusieurs universités ont rejoint le mouvement, comme à Grenoble (Isère). "Les lycéens nous ont montré la voie, et il y a aujourd'hui 1 000 raisons de se révolter et de se mettre en grève et en manifestation", confie un étudiant. Malgré la mobilisation, des lycéens ont préféré rejoindre leur salle de classe, comme à Bordeaux (Gironde), où de nombreux policiers étaient déployés devant les établissements.

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