Périscolaire parisien : des familles portent plainte contre la Ville, Anne Hidalgo et Emmanuel Grégoire
Une quinzaine de familles, soutenues par l'association MeTooEcole, visent la responsabilité des édiles face aux signalements d'agressions sexuelles.
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Une quinzaine de familles et l'association MeTooEcole portent plainte contre la Ville de Paris, Anne Hidalgo et Emmanuel Grégoire, dénonçant une inaction face à des violences et agressions sexuelles dans le périscolaire.
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Des procédures sont ouvertes contre des animateurs pour agressions sur mineurs, et des suspensions ont eu lieu au sein de la municipalité.
Nouvelle procédure face au scandale du périscolaire parisien : une quinzaine de familles, qui dénoncent des violences et atteintes sexuelles sur leurs enfants, ont annoncé vendredi porter plainte contre la Ville de Paris et son maire socialiste Emmanuel Grégoire, ainsi que sa prédécesseure Anne Hidalgo.
Réunies autour de l’association MeTooEcole, ces familles, dont les enfants sont scolarisés dans des écoles des IXe, XIe et XVe arrondissements, demandent à la justice d’examiner ce que ces responsables savaient des dysfonctionnements dans le périscolaire parisien, et sur leur absence d’action supposée pour y remédier.
De nombreuses procédures ouvertes
La plainte, qu’un collectif d’avocats, Mes Maxime Delacarte, Elise Le Gall, Julia Basile et Kathleen Taieb, a annoncé déposer auprès du parquet de Paris vendredi, vise un ensemble de personnes dont l’ancienne maire PS Anne Hidalgo (2014-2026), et son successeur Emmanuel Grégoire en tant que maire en exercice depuis mars 2026. Patrick Bloche, qui fut en charge des affaires scolaires à l’Hôtel de Ville et premier adjoint d’Anne Hidalgo jusqu’en 2026, est également visé.
D’autres procédures sont déjà ouvertes contre des animateurs soupçonnés d’avoir agressé des enfants, mais cette plainte vise plus particulièrement la Ville et ses responsables en tant « qu’organisateur et exploitant du temps périscolaire » dans les écoles primaires.
Mise en danger délibéré d’autrui
Au niveau pénal, la plainte évoque la mise en danger délibérée d’autrui, la non-assistance à personne en danger et la non-dénonciation d’infraction sur les enfants, parfois âgés de deux à quatre ans.
Selon les plaignants, la Ville de Paris et des responsables de sa direction des affaires scolaires (Dasco) ont eu connaissance des dysfonctionnements par des signalements des familles, dont certains sont restés en interne, et des « alertes documentées de longue date », et n’ont pas pris les mesures nécessaires : suspensions des agents impliqués, information des familles, saisie de la justice. Ils accusent les responsables de la Ville d’avoir eu connaissance « du caractère systémique du péril », notamment à compter du printemps 2025, lorsque les premières affaires ont éclaté. Emmanuel Grégoire, qui fut dix ans adjoint d’Anne Hidalgo, a quitté l’Hôtel de Ville à l’été 2024 pour devenir député.
Impossible de ne pas savoir
Le nombre d’animateurs suspendus par la Ville pour des faits à caractère sexuel (20 en 2025, puis 52 depuis le début de l’année 2026) « traduit une connaissance, au plus haut niveau de l’exécutif municipal, de l’ampleur et de la récurrence du phénomène », illustrent-ils.
Les responsables de la Ville ne pouvaient alors pas « ignorer la réalité et la gravité du risque », et auraient dû adopter « sans délai des mesures de protection », accusent-ils. « Au-delà de chacune de ces affaires, ces faits révèlent l’omerta systémique qui s’est installée au sein de la Ville de Paris », a estimé Barka Zerouali, porte-parole de MeTooEcole.
What to Watch
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Dépôt de la plainte auprès du parquet de Paris
Very likely · Within hours
Open Questions
- Quelles actions exactes ont été prises par la Dasco lors des signalements ?
- Comment la justice va-t-elle qualifier la responsabilité des édiles ?





