« Permettre aux citoyens d’explorer des zones d’ombre de leur passé » : en Hongrie, le gouvernement déterre les vieux secrets de la période communiste
Dix ans après la chute du régime, l'écrivain hongrois avoue avoir espionné son ami Janos Kenedi pour la police politique.
Quick Look
En octobre 1999, l'écrivain hongrois Sandor Tar révèle dans une lettre à son vieil ami Janos Kenedi avoir été un informateur de la police politique, l'AVH, dans les années 1980.
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Why It Matters
Sandor Tar a avoué par lettre son rôle d'informateur pour l'AVH après la déclassification d'archives en Hongrie.
Sandor Tar a expédié sa lettre depuis Debrecen, la seconde ville du pays, le 30 octobre 1999.
Dix ans après la chute de la République populaire et la mort de son dirigeant emblématique, Janos Kadar, cet écrivain de 58 ans a une explication à donner à un vieil ami, alors que son nom vient d’apparaître dans des archives déclassifiées démasquant des informateurs : il l’a espionné pour le compte de la police politique, l’AVH.
« Au début, ils m’ont juste demandé de faire un compte rendu de deux ou trois réunions, de fouiller les lieux, de vérifier s’il y avait des armes, du matériel d’imprimerie… », explique-t-il à l’adresse de Janos Kenedi.
Dans la décennie 1980, ce dernier est éditeur de la revue littéraire Mozgo Vilag, à l’origine un organe officiel des Jeunesses communistes, un poste sensible que la sécurité d’État garde à l’œil.
« Je suis vulnérable au chantage, et cela a été utilisé contre moi », écrit Sandor Tar de façon énigmatique. L’on apprendra plus tard que le lieutenant-colonel…
Open Questions
- Quelle a été la réponse exacte de Janos Kenedi ?
- Quel était le contenu complet du chantage subi par Sandor Tar ?







