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Pétrole à 94 dollars, détroit d'Ormuz bloqué : l'économie sous tension
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Pétrole à 94 dollars, détroit d'Ormuz bloqué : l'économie sous tension

Le WTI frôle les 94 dollars le baril en raison de l'escalade dans le détroit d'Ormuz, tandis que Donald Trump promet une baisse des prix de l'essence.

Quick Look

  • Le baril de WTI frôle 94 dollars ce 9 septembre 2026 en raison de la guerre larvée dans le détroit d'Ormuz.
  • Donald Trump promet une essence à 3 dollars malgré un prix actuel de 4,15 dollars, tandis que le bitcoin résiste à 79 000 dollars.

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Why It Matters

Le détroit d'Ormuz est le théâtre de tensions persistantes et d'un quasi-blocus depuis les frappes américaines et israéliennes de fin février 2026.

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Quatre dollars quinze le gallon. C’est ce que payait un automobiliste américain à la pompe le jour de la fête du Travail, pendant que le baril de WTI grimpait vers 94 dollars et que le détroit d’Ormuz entamait son septième mois de guerre larvée.

Le WTI (référence pétrolière américaine) frôle 94 dollars le baril ce 9 septembre 2026, en hausse de 47 % sur un an, sous l’effet de l’escalade entre Washington et Téhéran dans le détroit d’Ormuz.

Donald Trump promet une essence à 3 dollars le gallon, voire sous les 2 dollars « à terme », dès la victoire proclamée en Iran, un mois après une promesse de février déjà démentie par GasBuddy : les automobilistes payent aujourd’hui 4,15 dollars.

Le bitcoin évolue autour de 79 000 dollars le 8 septembre, un flegme comparable à ses réactions lors des précédents pics de tension à Ormuz.

Tout est parti du 28 février 2026, quand l’Iran a fermé le détroit d’Ormuz à la suite de frappes américaines et israéliennes. Un accord signé le 17 juin entre Washington et Téhéran avait ouvert une fenêtre de soixante jours sans droits de passage, avec une reprise du trafic commercial dès le lendemain. La trêve n’aura pas tenu longtemps. Dès le 7 et le 8 juillet, une nouvelle vague de frappes sur des navires marchands relance le conflit. Le 14 juillet, Washington réimpose son blocus sur le pavillon iranien, et l’accord de juin expire à son tour le 17 août, sans avoir été prolongé.

Depuis, l’engrenage s’est resserré. Mardi 1er septembre, l’armée américaine frappe pour la première fois deux pétroliers iraniens en représailles directes à des attaques contre des navires marchands : jusque-là, les frappes visaient à empêcher le franchissement du blocus, pas à punir. Quatre jours plus tard, samedi 5 septembre, trois pétroliers supplémentaires sont visés près de l’île de Kharg, dans le golfe d’Oman et près de Jask. Téhéran réplique par deux missiles balistiques tirés sur des navires de guerre américains, sans faire de victime côté américain selon le Centcom. Cinq pétroliers frappés en une semaine. L’US Naval Institute recensait, au 21 août, 74 attaques de navires et 19 marins morts depuis le début du conflit fin février. Le trafic tourne au compte-gouttes. À peine une dizaine de navires par jour empruntent encore le détroit, contre plus d’une centaine avant la crise.

Le WTI s’échange à 93,91 dollars le baril ce 9 septembre 2026, selon Trading Economics, soit une progression de 14,35 % sur le mois et de 47,50 % sur l’année.

Le Brent clôturait vendredi 4 septembre à 96,28 dollars contre environ 70 dollars avant le conflit, selon Al Jazeera. Le diesel a battu son record historique à 5,85 dollars le gallon.

Trump, lui, n’en démord pas. Le 7 septembre sur Truth Social, le président promet que les prix vont « chuter de façon spectaculaire » une fois la guerre « gagnée », direction trois dollars le gallon puis, à terme, en dessous de deux dollars. Le hic, c’est que ce refrain, il l’a déjà servi. Lors de son discours devant le Congrès le 24 février, il affirmait que l’essence était tombée sous 2,30 dollars dans la plupart des États, et même 1,99 dollar par endroits. Patrick De Haan, analyste chez GasBuddy, avait aussitôt corrigé le tir : la moyenne nationale tournait alors autour de 2,94 dollars, avec huit stations sur 150 000 seulement sous la barre des deux dollars. Sept mois plus tard, le gallon coûte 4,15 dollars le jour de la fête du Travail, 30 % de plus qu’il y a un an. Même un retour à 3 dollars d’ici la fin de l’année serait un exploit, prévient De Haan, guerre finie ou pas.

Cette histoire a un air de déjà-vu pour les marchés crypto. Le marché avait déjà vacillé en mars, quand une hausse de 15 % du baril liée au même conflit iranien avait fait retomber le bitcoin (BTC) sous les 70 000 dollars le jour où l’Iran avait rompu les négociations avec Washington. La paire choc pétrolier/BTC s’est un peu banalisée depuis. Le 8 septembre, le bitcoin évoluait autour de 79 000 dollars, loin d’un effondrement malgré un baril proche de ses plus hauts de l’année.

What to Watch

AI outlook — possibilities, not facts

  • Retour difficile du gallon d'essence à 3 dollars d'ici la fin de l'année

    Possible · Within months

Open Questions

  • Combien de temps durera le blocage du détroit d'Ormuz ?
  • Les promesses de baisse des prix de Donald Trump sont-elles réalistes ?

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