
La candidate du Rassemblement national dénonce une «prise de contrôle forcée» du tribunal constitutionnel polonais.
Marine Le Pen a exprimé son inquiétude face à la crise politique en Pologne, dénonçant l'intervention des forces de sécurité au tribunal constitutionnel à Varsovie et critiquant le silence de l'Union européenne face à cette situation.
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La Pologne traverse une crise institutionnelle liée à la nomination de juges constitutionnels, opposant le président Karol Nawrocki au Premier ministre Donald Tusk.
Marine Le Pen, candidate du Rassemblement national à l'élection présidentielle, a fait part dimanche de sa «profonde inquiétude» concernant la crise politique en Pologne et déploré «l'intervention des forces de sécurité» autour du tribunal constitutionnel à Varsovie.
«On ne restaure pas l'État de droit en donnant le sentiment de s'affranchir soi-même des règles qui le fondent. La multiplication de ces coups de force au sein même de l'Union européenne commence à sérieusement interroger», a-t-elle écrit dans un post sur X.
Le RN affiche régulièrement sa proximité avec le président nationaliste polonais Karol Nawrocki, élu en 2025 et engagé dans un bras de fer avec le Premier ministre pro-européen Donald Tusk autour de la nomination de juges constitutionnels. «La suspension contestée du président du Tribunal, l'intervention des forces de sécurité autour de cette institution semblent s'apparenter à une prise de contrôle forcée d'une institution constitutionnelle», a encore estimé la candidate du parti d'extrême droite.
À un peu plus d'un an des législatives polonaises, les événements se sont brusquement accélérés vendredi à Varsovie. La police anti-émeutes a investi le site du tribunal pour en bloquer l'accès, le ministre de la Justice - également procureur général - a demandé la levée de l'immunité de son président et une juge nouvellement nommée par la majorité a annoncé assurer l'intérim. La Commission européenne, de son côté, a pris le parti de Donald Tusk samedi en appelant le président polonais à valider la nomination de juges pour dénouer la crise.
«L'indifférence de l'Union européenne et le silence des médias face à la crise polonaise suscitent de légitimes interrogations : on ne peut prétendre défendre la démocratie et l'État de droit et se taire lorsque l'équilibre constitutionnel d'un État membre est gravement menacé», a encore commenté Marine Le Pen.

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