Pompiers : les risques de cancer liés aux incendies et le manque d'équipement de protection
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Les pompiers en première ligne des incendies font face à de graves risques sanitaires, dont des cancers reconnus comme maladies professionnelles, exacerbés par un manque d'équipements de protection essentiels comme les cagoules filtrantes.
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Why It Matters
Les pompiers, confrontés aux incendies, inhalent des substances très toxiques, entraînant des maladies graves comme le cancer, dont quatre types sont reconnus comme maladies professionnelles. Le décès de Thomas, un sapeur-pompier de 40 ans d'un cancer du poumon, illustre ces risques.
Des pompiers en première ligne, payant un lourd tribut. Quatre morts depuis le début de ces incendies et au moins une centaine de pompiers intoxiqués car quand la forêt brûle, ce que ces hommes inhalent est très toxique. Léa Pouyade, 21 ans, pompier volontaire. Elle a combattu ces derniers jours les feux en Gironde. "C'est vrai qu'en rentrant, on se mouche noir, on a les oreilles noires, on a parfois aussi de la poussière dans la gorge", décrit-elle. Dans son équipe, Romain Latournerie, 28 ans et 10 ans de service."On sait qu'on va toujours en avoir un peu souvent qui va passer dans les poumons. Malheureusement, je pense que ce n'est pas de suite qu'on le verra. C'est sûrement peut-être plus tard", déplore le pompier volontaire.
Quatre cancers sont d'ailleurs reconnus comme maladies professionnelles chez les pompiers, dont celui du foie, du poumon, de la vessie. Voici Thomas. Ces photos montrent un sapeur-pompier professionnel père de famille en pleine santé. Pourtant le voici atteint d'un cancer du poumon. Il est décédé en juillet 2022. Son épouse s'interroge. "On a beaucoup de questions parce qu'on se dit m*rde, 40 ans, cancer, sportif, il ne fume pas. Il y a un truc qui cloche", confesse son épouse.
Pour Thomas, la maladie professionnelle a finalement été reconnue. Mais avec ces maladies, les syndicats dénoncent un manque de cagoule filtrante, de détecteurs individuels de monoxyde de carbone et de masques FFP3. "Il n'y a pas de sapeurs-pompiers qui sont dotés de ces cagoules filtrantes. Et malgré tout, même s'il n'est pas ultra-performant, c'est un moindre mal et c'est tout ça qui sera filtré, qui n'ira pas dans le poumon de nos collègues sapeurs-pompiers", souligne Rémy Chabbouh, porte-parole syndicat Sud-SDIS. Des cagoules essentielles puisqu'en forêt, les pompiers ne peuvent pas porter de masques respiratoires et de bouteilles d'oxygène. Trop lourds et autonomie insuffisante.
Open Questions
- Quelles mesures seront prises pour fournir l'équipement demandé ?
- Combien de pompiers sont actuellement atteints de ces cancers ?
- Quel est le coût de l'équipement nécessaire ?



