« Pourquoi tant de haine et de sauvagerie ?» Découvrez le témoignage inédit des proches des victimes oubliées des émeutiers de 2005 dans le nouveau documentaire du Figaro TV
L'essai de Alexandre Devecchio revient sur les victimes oubliées des émeutes de 2005 en Seine-Saint-Denis
Quick Look
- Cinq ans de prison pour le meurtrier de Jean-Jacques Le Chenadec, tué en 2005 à Stains.
- Sa veuve Nicole témoigne, cinq ans après les faits, de son incompréhension face à la peine.
- L'essai de Alexandre Devecchio évoque également les destins de Jean-Claude Irvoas et Alain Lambert, autres victimes des émeutes de 2005.
AI-generated summary
Why It Matters
Les émeutes de 2005 ont secoué la France et ses banlieues du 27 octobre au 17 novembre 2005, suite à la mort de deux adolescents, Zyed et Bounya, qui fuyaient un contrôle de police. Jean-Jacques Le Chenadec est l'une des victimes oubliées de ces événements.
« Cinq ans de prison, c’est pas cher payé pour la vie d’un homme ». 26 ans après, Nicole ne se remet pas du meurtre de son époux. Et de la légèreté, à ses yeux, de la peine écopée par l’assassin. Assise au milieu de son minuscule salon, l’octogénaire raconte minute par minute les derniers instants de Jean-Jacques Le Chenadec. « Vers 21h, on m’appelle pour que mon mari descende car il y a des feux de poubelle. Plus tard, on me dit de descendre aussi. Et c’est là que je vois le SAMU. Je demande à voir mon mari et on me répond : "Non, vous ne le verrez pas maintenant. Tenez, voilà ses vêtements". Et ça s’arrête là ». Plongé dans le coma, Jean-Jacques Le Chenadec ne se réveillera pas. Frappé au visage, il succombe à une chute devant l’entrée de son immeuble de l’avenue Maxime Gorki de Stains, en Seine-Saint-Denis. Son meurtrier : un voisin. Protégé pendant plusieurs années par l’omerta d’un quartier qui fut le théâtre des émeutes de 2005.
Jean-Jacques Le Chenadec est une des victimes oubliées de ces événements qui ont secoué la France et ses banlieues du 27 octobre au 17 novembre 2005, suite à la mort de deux adolescents Zyed et Bounya qui fuyaient un contrôle de police. Bien qu’évoqué dans plusieurs médias, à l’époque, cet évènement a largement été oublié. En particulier dans les récits et les analyses de ces évènements. Sauf par Alexandre Devecchio, rédacteur en chef des pages débats et opinions du Figaro et du Figaro Vox et enfant de Seine-Saint-Denis.
Dans, « Nous vivions face à face » (Robert Laffont), un essai autobiographique, il évoque le sort méconnu de ce retraité et de deux autres figures : Jean-Claude Irvoas, tué le 27 octobre 2005 à Épinay-sur-Seine et Alain Lambert, victime d’un incendie causé par un cocktail Molotov, dans la cour du lycée de la Plaine de Neauphle à Trappes (Yvelines), le 21 novembre 2005. Avec l’aide de Guillaume Poingt, journaliste au pôle « Faits Divers » du Figaro, il a retrouvé la trace de leurs proches.
Devant les caméras et les micros du Figaro TV, ils ont accepté de confier, sur les lieux des drames, leurs souvenirs, leurs témoignages et aussi leur émotion. Épouse, fille, fils , chacun revient à sa façon sur ces destins brisés et ignorés, l’épreuve des procès et parfois des insultes. Des témoignages dignes et poignants. Un document inédit.
Open Questions
- Quelle était la peine exacte prononcée contre le meurtrier de Jean-Jacques Le Chenadec ?
- Quelles ont été les suites des procès pour les autres victimes mentionnées ?
- Pourquoi ces victimes ont-elles été largement oubliées dans les récits et analyses des émeutes de 2005 ?






