
Le chef des députés LR préconise une méthode d'arbitrage rapide, comme une primaire ou des débats, pour désigner un candidat unique à la présidentielle.
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L'idée d'organiser une primaire pour départager les candidats de la droite et du centre a repris de la vigueur ces dernières semaines.
Le chef des députés LR, Laurent Wauquiez, a solennellement réclamé dimanche sur France Inter et France 2 que les «candidats déclarés de la droite» s'accordent pour faire émerger un «candidat unique» à l'élection présidentielle «avant Noël». Il faut «premièrement, un candidat unique, un programme unique, une rupture avec le macronisme. Deuxièmement, un calendrier. Ce calendrier, c'est avant Noël un candidat unique», a souhaité l'ancien président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, invité de l'émission «Franc-jeu».
«Maintenant quelle méthode ? Eh bien ce que je demande, c'est aux candidats déclarés de la droite (...) qu'ils se rencontrent dans les quinze jours pour acter enfin une méthode d'arbitrage entre eux», a-t-il poursuivi, visant Édouard Philippe (Horizons), Bruno Retailleau (LR) et David Lisnard (Nouvelle Énergie). Wauquiez privilégie comme méthode de départage une primaire, mais, juge-t-il, il serait aussi possible de faire «une succession de cinq débats, et à l'arrivée on fait un sondage», ou encore d'organiser un «conclave».
«Tout autre calendrier est une folie pour moi, cela doit arriver avant Noël (...) Ça a trop duré et il faut que ça cesse», a dramatisé le député de la Haute-Loire, se faisant le porte-voix de Français de droite qui sont, selon lui, «de plus en plus en colère».
Interrogé sur le périmètre de la primaire, Laurent Wauquiez s'est dit «obligé de prendre acte» que les uns et les autres ne souhaitaient pas que Sarah Knafo (Reconquête!) participe au processus. Quant à Gabriel Attal (Renaissance), c'est à lui que la question est posée, a estimé Laurent Wauquiez. «Est-ce que Gabriel Attal, comme il l'a plutôt exprimé jusque-là, souhaite un programme qui aille de Raphaël Glucksmann jusqu'à Bruno Retailleau ? Pour moi, c'est non. Ou est-ce que Gabriel Attal fait le choix clair d'un programme qui est un programme de droite et de centre-droit, et auquel cas il n'y a pas de problème ?», a-t-il interrogé.
Lui-même a indiqué qu'il n'ajouterait pas «une candidature de plus» si une telle primaire avait lieu, mettant son «engagement politique sur le fait de rassembler». L'idée d'organiser une primaire pour départager les candidats de la droite et du centre a repris de la vigueur ces dernières semaines, soutenue parmi les candidats par David Lisnard et Gabriel Attal, mais aussi désormais par Bruno Retailleau. Favori de cet espace politique, Édouard Philippe a continué samedi à en rejeter fermement le principe.
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Rencontre des candidats de la droite dans les quinze jours.
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