Présidentielle 2027 : le camp Glucksmann rejette la « grande coalition » proposée par Gabriel Attal
Le candidat Renaissance cherche à rassembler de la gauche sociale-démocrate à la droite républicaine pour éviter un duel Le Pen-Mélenchon, mais se heurte à un refus catégorique de ses soutiens.
Quick Look
- Le camp de Raphaël Glucksmann a rejeté l'appel de Gabriel Attal à former une « grande coalition » pour l'élection présidentielle de 2027.
- Le candidat Renaissance visait à éviter un second tour entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon.
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Why It Matters
Gabriel Attal a proposé une coalition large pour contrer un duel Le Pen-Mélenchon en 2027. Les soutiens de Raphaël Glucksmann ont rejeté cette main tendue.
Les soutiens de Raphaël Glucksmann ont fermé la porte, dimanche 4 octobre, à la proposition de Gabriel Attal de former une "grande coalition" en vue de l'élection présidentielle. Dans un entretien au Parisien samedi, le candidat Renaissance a plaidé pour une alliance visant à rassembler les électeurs "de la gauche sociale-démocrate à la droite républicaine", afin d'éviter un duel entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon au second tour l'année prochaine. Dans cette interview, il vise nommément les "électeurs tentés par Raphaël Glucksmann".
"Les Français attendent une rupture totale avec les dix dernières années, sur le projet pour le pays comme sur la manière de gouverner. Cette rupture, nous la mènerons avec nos camarades écologistes et communistes", a répondu le patron des députés PS Boris Vallaud sur X, appelant Gabriel Attal à laisser Raphaël Glucksmann "en dehors de ses coups de communication". Cette coalition, "même pas en rêve", a lancé le sénateur écologiste Yannick Jadot sur le même réseau social, lui aussi soutien du candidat Place publique.
Les candidats à la primaire PS-Place publique se préparent à leur dernier débat avant le scrutin qui les départage. Olivier Faure, Raphaël Glucksmann, Jérôme Guedj, Ségolène Royal et Emmanuel Maurel débattront sur BFMTV ce dimanche à 20h45. Ce sera leur dernier débat avant le vote de la primaire organisée par le Parti socialiste et Place publique, le 9 et 10 octobre.
Jean-Philippe Tanguy maintient son soutien à Jordan Bardella, malgré les éléments dévoilés par Mediapart. "Nous faisons bloc derrière Jordan Bardella qui est innocent", a assuré le député RN de la Somme sur CNews, évoquant "une campagne épouvantable". Il accuse Mediapart de "mauvaise foi" et affirme que "leurs soi-disant preuves, c'était consternant, il n'y avait absolument rien".
"Jamais je ne me retirerai" au profit d'une autre force à gauche, affirme Fabien Roussel. "Parce que nous avons un projet, des différences, des nuances avec les autres forces de gauche", justifie sur BFMTV le secrétaire national du Parti communiste et candidat à l’élection présidentielle.
LR "ne pratiquera pas le petit jeu de la censure" sur le budget 2027, assure Laurent Wauquiez. "On ne jouera pas avec le budget alors que la France est au bord du gouffre financier", affirme le patron des députés du groupe Droite républicaine dans un entretien aux Echos. Au-delà des 43 milliards d'euros d'effort proposés par le gouvernement, l'élu propose un plan d'économies de 20 milliards, entre autres en supprimant 50 000 postes de fonctionnaires.
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