
Six candidats devaient initialement s’affronter, mais Philippe Brun a été suspendu. Le point sur les forces en présence.
Le PS, Place publique et la GRS organisent une primaire les 9-10 et 16-17 octobre 2026 pour désigner un candidat unique à la présidentielle de 2027, réunissant plusieurs figures de la gauche non-mélenchoniste malgré des exclusions et des refus.
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Le Parti socialiste, Place publique et la Gauche républicaine et socialiste organisent une primaire en octobre 2026 pour désigner un candidat commun en vue de l'élection présidentielle de 2027.
Le Parti socialiste, Place publique et la Gauche républicaine et socialiste se sont mis d’accord pour l’organisation d’une primaire. Celle-ci, organisée les week-ends des 9-10 et 16-17 octobre 2026, doit permettre de désigner un candidat commun pour représenter à l’élection présidentielle de 2027 le pôle social-démocrate, qui se veut une gauche non-mélenchoniste. Pourront librement voter les adhérents des partis concernés, mais aussi toute personne s’acquittant de 15 euros. Le vainqueur aura pour objectif de faire mieux qu’en 2022, quand la candidate du PS, Anne Hidalgo, avait réalisé le plus mauvais score de l’histoire du parti, avec 1,7% des voix.
Six candidats devaient initialement s’affronter à la primaire, avant que le député Philippe Brun ne soit suspendu du PS «en raison d’accusations de violences». Le Figaro fait le point sur les participants.
Olivier Faure
Le premier secrétaire du Parti socialiste a longtemps laissé planer le doute sur sa participation à cette primaire, lui qui n’avait pas pris part à celle de 2021 (Anne Hidalgo avait été désignée candidate du PS, battant Stéphane Le Foll). Mais Olivier Faure s’est bien déclaré candidat dimanche 30 août au JT de TF1, assurant vouloir «porter une France plus juste» et promettant de «tout reconstruire» et «tout réparer», après 10 années d’un «immense gâchis». C’est la première fois que le député de Seine-et-Marne, 58 ans, brigue l’Élysée. Il publiera prochainement un livre intitulé La loi du plus juste.
Raphaël Glucksmann
Longtemps incertaine, la participation du fondateur de Place publique à cette primaire a été officiellement annoncée le 23 août dernier. «Je suis candidat pour relever la France parce que vous savez, on a tous une boule dans le ventre quand on regarde ce qu’est en train de devenir notre nation et ce qu’elle pourrait devenir dans les mois qui viennent», avait alors déclaré l’eurodéputé de 46 ans. Il a depuis obtenu le ralliement de plusieurs poids lourds de la gauche, tel l’ancien candidat écologiste Yannick Jadot, la présidente de la région Occitanie Carole Delga, ou encore le chef des députés PS à l’Assemblée nationale, Boris Vallaud.
Ségolène Royal
La finaliste de la présidentielle de 2007, 73 ans, veut faire parler son expérience pour peser dans le débat. «Les sujets d’actualité, ce sont des sujets sur lesquels j’ai beaucoup travaillé», a-t-elle rappelé aux universités d’été du PS à Blois, fin août, où elle a défendu sa candidature. «J’ai été plusieurs fois ministre, j’ai été parlementaire quatre fois et j’ai été présidente de région, donc je connais à la fois le local, le global, l’appareil d’État et aujourd’hui, un défi essentiel, c’est la reconstruction de la solidité de l’État.»
Jérôme Guedj
Le député PS de l’Essonne, 54 ans, était sorti du bois dès le mois de février, assurant vouloir représenter une gauche «républicaine», «universaliste» et «laïque», en rupture avec La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon. «Cette primaire ne doit pas être le match retour du congrès du Parti socialiste», a-t-il écrit lundi 31 août sur son compte X. «Les jeux d’appareil et les querelles de personnes ne sont pas à la hauteur de l’enjeu. Je veux rassembler une “dream team” de la gauche républicaine dans toute sa diversité. Et je m’adresse à cette gauche silencieuse qui ne se reconnaît plus dans ces jeux d’appareil : venez, participez, tranchez.»
Emmanuel Maurel
Le député du Val-d’Oise de 53 ans, ancien membre du PS (qu’il quitte en 2018), représentera son petit parti Gauche républicaine et socialiste (GRS) à la primaire. Il siège actuellement à la commission des finances de l’Assemblée nationale. Pendant ses dix années passées en tant qu’eurodéputé, il a travaillé sur le commerce international et s’est notamment opposé à plusieurs accords de libre-échange, tout en défendant le protectionnisme économique et les relocalisations industrielles. Emmanuel Maurel cherche en effet à se démarquer en mettant l’accent sur la souveraineté économique, la réindustrialisation, les services publics et la critique du libre-échange. Il résume sa ligne par trois verbes : «Démondialiser, démarchandiser, démocratiser.»
Philippe Brun suspendu par le PS
Le député de l’Eure de 34 ans, Philippe Brun, qui comptait participer à la primaire, a été suspendu par le PS «en raison d’accusations de violence», a annoncé mercredi Patrick Menucci, président de la commission de la primaire de la gauche socialiste et démocratique. Il n’en a pas précisé le type, mais indiqué que «le mot sexuel n’a pas été prononcé».
Ils ne souhaitent pas participer
Karim Bouamrane, maire PS de Saint-Ouen, a confirmé le 26 août dernier sur TF1 qu’il ne passerait pas par la case primaire, mais qu’il restait «plus que jamais» candidat à la présidentielle. Il a justifié son refus de participer par le fait que la primaire était «fermée» en étant réservée aux seuls militants PS et Place publique «à moins d’adhérer à 00H59» en payant 15 euros. Avec ce prix, «on ne va pas atteindre les deux millions de participants comme en 2011», prévient-il.
François Hollande a répété aux universités d’été du PS à Blois son refus de participer à la primaire, assurant qu’un «moment de vérité» aura lieu en décembre et qu’il s’agira alors de créer une «union sacrée des démocrates» allant «au-delà des formations politiques». L’ancien président de la République n’est, pour l’heure, pas candidat.
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Tenue de la primaire socialiste les 9-10 et 16-17 octobre 2026
Very likely · Within months
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The left-wing bloc led by social democrat Magdalena Andersson won the Swedish legislative elections against the outgoing coalition of Ulf Kristersson. The latter announced his resignation after a close count, leaving room for complex negotiations.
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