Procès de Rohan Rane à Paris : un huis clos diplomatique et prudent
Jugé pour avoir forcé des mineures à s'infliger des tortures sexuelles en ligne, Rohan Rane comparaît devant la cour d'assises dans un procès fermé au public pour préserver les victimes et la coopération avec le FBI.
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Le procès de Rohan Rane, accusé d'avoir contraint des mineures à des tortures sexuelles en ligne entre 2019 et 2021, s'est ouvert à Paris sous le signe du huis clos afin de protéger les victimes et la coopération franco-américaine.
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Why It Matters
Rohan Rane, étudiant indien repéré à Antibes en 2021 par le FBI, est à la tête d'un réseau prônant le néonazisme, le nihilisme et la pédophilie.
A la Cour d’assises de Paris,
Un huis clos diplomatique et prudent. Le procès de Rohan Rane, jugé pour avoir forcé des mineures à s’infliger des actes de tortures sexuelles sur Internet de 2019 à 2021, se déroulera sans presse et sans public. La cour d’assises spécialement composée a délibéré en faveur du huis clos demandé par l’avocat général.
Pour « la préservation de l’intérêt des victimes », des « gamines de 13 ans ou 14 ans » au moment des faits, victimes « d’actes de barbarie et torture », il a demandé à fermer l’accès de l’audience, qui s’est ouverte ce lundi et dont le verdict est prévu vendredi. Les parties civiles, à travers la voix de leur conseil Hippolyte Marquetty, ont pourtant accepté de témoigner « parce qu’elles veulent faire savoir ». Soulignant des « faits étonnants, nouveaux » que l'« on a besoin de comprendre », l’avocat insiste sur la « vertu pédagogique pour la société en général. »
Intimidations de victimes et de témoins
Mais le représentant du ministère public a soulevé un argument de taille : la coopération « exemplaire » avec les autorités américaines dans ce dossier. Elles ont alerté sur les risques pour la protection des victimes, magistrats, avocats, et ont informé leurs homologues français que des personnes se revendiquant d’appartenir au groupe criminel de Rohan Rane ont déjà « cherché à intimider des victimes et des témoins » sur le sol américain.
En 2021, c’est déjà le FBI qui avait alerté les services français de la présence de cet étudiant indien à Antibes, à la tête d’un réseau qui « prônait le néonazisme, le nihilisme et la pédophilie comme principes fondamentaux », selon la justice américaine.
Préserver la coopération franco-américaine
Soulignant que « des affaires vont se multiplier » et donc solliciter un « certain nombre d’échanges dans des dossiers à venir », il faut préserver cette relation. « Si nous allons à l’encontre de cette attente, la coopération risque de devenir fragile », prévient le magistrat.
What to Watch
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Le verdict du procès sera rendu vendredi.
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- Quel sera le verdict de la cour d'assises ce vendredi ?





