
Le point sur l'effectif parisien et les déclarations de Luis Enrique avant la réception du Mans en Ligue 1.
En conférence de presse avant PSG-Le Mans, l'entraîneur Luis Enrique a abordé la gestion de son effectif après la trêve internationale, l'absence de Dembélé et Nuno Mendes, et la forme de ses joueurs.
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Le PSG prépare la réception du Mans en Ligue 1 après la trêve internationale et avant un match de Ligue des champions contre Manchester City.
L’heure de la reprise. Après une longue trêve internationale, le PSG prépare la réception du Mans samedi (20h45, Ligue 1+), lors de la sixième journée de Ligue 1. Match pour lequel Paris, sixième au classement à cinq longueurs du leader monégasque, seront privés de Senny Mayulu (cuisse), mais aussi et surtout Ousmane Dembélé et Nuno Mendes (repos), qui reprendront l’entraînement ce week-end en vue du déplacement à Manchester City, mercredi (21h), en Ligue des champions. Un choc qui devrait inviter Luis Enrique à opérer un turnover certain contre le promu sarthois. Il a répondu aux journalistes ce vendredi, au Campus de Poissy, en conférence de presse.
Les débuts discrets de Khvicha Kvaratskhelia cette saison : «Vous êtes toujours préoccupés de choses très banales dans le football… Si un joueur joue bien ou mal, s’il est ou pas dans son meilleur moment, si on gagne ou on perd… C’est votre vie, je peux le comprendre. Mais je suis préoccupé par les choses importantes. "Kvara" a montré son niveau depuis qu’il est arrivé ici, c’est un joueur de haut niveau et je suis content de l’avoir. Pour le reste, les joueurs sont des humains, pas des machines, c’est habituel pour les équipes et les joueurs d’avoir des hauts et des bas. Ce n’est pas préoccupant.»
Ousmane Dembélé décevant en équipe de France : «Je dois dire que je ne suis pas d’accord : pour moi, il a été brillant, comme d’habitude. C’est un joueur différent. Tu peux payer tranquillement ton billet pour voir Ousmane Dembélé au stade, il est toujours ouvert à se montrer, à frapper, à se connecter avec ses coéquipiers. Il a été très bien (avec l’équipe de France). Le repos ? Surtout après une aussi longue trêve internationale, on pense à chaque joueur individuellement. On a décidé, tous ensemble, que Nuno (Mendes) et Ousmane doivent se reposer afin de penser aux matchs qui arrivent en Ligue 1 et en Ligue des champions. C’est normal et vous devez vous y habituer parce que ce sera normal cette saison.»
Si le PSG est déjà au top psychologiquement : «Il faut demander à Joaquin Valdes ! Je ne sais pas et je ne suis pas préoccupé à ce sujet. Si on gagne facilement, c’est parce que les adversaires ne sont pas bons ou qu’on est injouables, mais si on démarre la saison comme on l’a fait, avec des matchs nuls ou même une défaite contre Monaco, c’est catastrophique et on ne gagnera ni le championnat ni la Ligue des champions… C’est toujours dans les extrêmes. Vous, les journalistes, êtes toujours dans les extrêmes. Je cherche au contraire à apporter de l’équilibre avec ce qu’il y a autour de mes joueurs et de mon équipe.»
L’adaptation des recrues : «Ça dépend de la langue, de la personnalité de chaque joueur… Beaucoup d’aspects. On ne peut pas (tout) contrôler et on ne sait pas le temps qu’il faudra pour qu’ils soient à l’aise. Après, la trajectoire de l’équipe est aussi importante pour avoir une adaptation plus rapide. Mais ce que je peux analyser, ce sont les séances d’entraînement, et je suis très content, le niveau est supérieur à la saison dernière, surtout à l’entraînement. Mais la compétition, le terrain, dira quel est notre niveau.»
L’impact d’une si longue trêve internationale : «Je ne peux pas apprécier cela. Ça a été plus long que d’habitude mais c’est pareil pour toutes les équipes. Chaque fois qu’il y a quelque chose de nouveau, j’essaie d’être positif : c’est important pour les sélectionneurs d’avoir plus de temps. Il faut reconnecter les joueurs le plus vite possible à leur retour. (…) La première chose, c’est qu’on s’entraîne l’après-midi (les séances de la semaine sont programmées à 17 heures, NDLR). Les joueurs peuvent ainsi participer à la séance dès le jour de leur retour. Et on récupère les joueurs jour après jour. Ça a été une trêve internationale différente car très longue. Trois semaines, c’est beaucoup et c’est même la première fois. Il faut se connecter de nouveau. C’est ce qu’on cherche à faire dans ces séances. C’est plus difficile pour nous après trois semaines sans compétition.»
Le match face au Mans samedi (20h45) : «On cherche toujours à montrer qu’on est une équipe et qu’on a plus que 11 joueurs. Demain, ce sera difficile. On connaît Le Mans, on les avait joués (en Coupe de France). Ils ont montré leur niveau dans ce début de saison, ils sont courageux, ils peuvent jouer avec le ballon de manière courageuse sans problème. Ce sera un match lors duquel il faudra être plus attentif que d’habitude, en gérant ces phases de jeu de la meilleure manière. Il n’y a pas de match facile, et surtout pas après une trêve internationale. (…) Match piège ? Il n’y a que des matchs pièges, c’est ce que je dis toujours après les trêves internationales. C’est normal. C’est pour toutes les équipes. Ce n’est pas une excuse. C’est la réalité. Après avoir analysé Le Mans, on sait qu’on aura des difficultés. Il faut montrer qu’on est prêts, on devra s’attendre à avoir des difficultés. Si tu es prêt pour surmonter cela, tu auras plus de chances qu’en pensant que c’est facile, que personne ne s’intéresse à ce match. Il faudra être très connecté pour gagner ce match.»
Patrick Videira, le coach du Mans : «Je me souviens très bien du match en Coupe de France (victoire 2-0 au Mans en 8es de finale, en février 2025 , NDLR). Avec cette continuité qu’il a eu à la tête du Mans lui permet d’avoir une vraie équipe, qui joue bien au football et a eu des résultats. Pour nous, ce sera notre deuxième match au Parc des Princes, avec nos supporters. On est loin de ce qu’on veut au classement en ce moment. C’est important de surmonter le niveau du Mans et de prendre les trois points.»
Un moment clé dans la saison : «Non. Ce que j’ai vu depuis le début de saison, on mérite plus de points que ce qu’on a. Je suis le premier à être critique avec mes joueurs, mais on mérite plus de points. Ça va s’équilibrer au cours de la saison. Ce n’est pas un moment clé, ni en Ligue 1, ni en Ligue des champions, mais c’est le début (de la saison), c’est important d’avoir des résultats pour la confiance. Mais ce serait bizarre de parler d’un moment clé début octobre…»
Des ressemblances avec Zinédine Zidane en termes de jeu : «Je ne sais pas. Mais en voyant les premiers matchs de l’équipe de France, ils avaient les bonnes idées pour gagner, avoir le ballon, être connecté, être une vraie équipe, et c’est ce qui est dur en sélection, où tu n’as pas le temps de travailler et de connecter tous les joueurs, ce qui est le plus difficile à faire. Le niveau des joueurs qu’il a pris, des autres, c’était très positif, et les résultats parlent pour eux (trois victoires et un nul, NDLR).»
Comment il a occupé son temps lors des trois semaines de trêve : «Ça n’intéresse que ma femme et mon fils. J’ai travaillé, j’ai été connecté avec Luis Campos et mon staff. Un entraîneur n’arrête jamais de penser à ce qu’il peut améliorer, et c’est le problème des entraîneurs de haut niveau : tu es connecté tout le temps ! Parfois, tu ne peux pas dormir car tu penses au Mans, à ce que fera Patrick Videira. C’est cette passion qui est difficile à gérer.»
Mika Godts brillant avec la Belgique : «Il n’a pas été au Mondial (non convoqué par Rudi Garcia, NDLR), mais il est déjà en sélection et il a montré ce qu’on connaît de lui. C’est important pour lui d’avoir le calme et la tranquillité pour affronter ce nouveau chemin de la meilleure manière. Il a été très bien, avec de la personnalité, j’aime la façon dont il a joué avec la Belgique.»
Désiré Doué en vue avec les Bleus : «Il a été comme toujours, c’est une machine ! Il joue très bien. Il peut avoir des matchs lors desquels il est moins précis, comme Ousmane, Kvara, Fabian (Ruiz), Joao (Neves), Vitinha, tous les joueurs, c’est normal, je ne suis pas préoccupé. Ce qui m’intéresse, c’est qu’il montre tout le temps sa capacité à être prêt pour jouer. Cette mentalité, c’est dur à avoir. Et je suis content de savoir qu’il est prêt.»
Comment marier collectif et talent individuel : «On le montre clairement. Il y a beaucoup d’équipes en Europe qui jouent avec beaucoup de joueurs techniques avec une mentalité collective. La première chose qu’on regarde chez un joueur, c’est le talent, techniquement, physiquement, mentalement et en tant que personne. Après, il faut avoir la meilleure performance au niveau collectif en s’adaptant. Mais je suis tellement connecté avec cette idée, que je pense que c’est la clé de recruter des joueurs talentueux.»
Ses conseils aux titis : «Tactiquement, aucun. Ils doivent comprendre ce que l’on fait et ce qui est important. Petit à petit, ils comprennent ce qu’on veut, la manière d’attaquer et de défendre de l’équipe. Au Campus, le plus important, c’est la progression technique, la capacité à jouer des deux pieds. Si tu as la condition technique, tu peux t’adapter aux choses demandées par l’entraîneur. C’est dur pour les titis car il y a beaucoup d’écart entre l’équipe première et celles des jeunes. On essaie de donner des opportunités aux joueurs, mais seulement quand ils sont prêts. Si tu donnes des opportunités quand les joueurs ne sont pas prêts, c’est dur pour eux de performer.»
La résilience, mot-clé de la saison passée : «Je ne sais pas quel sera le mot de la saison. La saison passée, la résilience, c’était la clé. Cette année, on verra. C’est le début de saison. On a démarré de manière différente et c’est une motivation pour nous, c’est un défi passionnant. Après Noël, sans doute vers mars, on verra quel est le mot-clé. Il faut vivre ces mois avec la tranquillité d’ici-là, autant que c’est possible à Paris…»
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Ousmane Dembélé et Nuno Mendes reprendront l'entraînement ce week-end en vue du déplacement à Manchester City.
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