Route du Rhum : «C’est d’une telle brutalité, j’avais peur», Thomas Coville sous le choc en apprenant le chavirage d’Armel Le Cléac’h
Le skipper de Sodebo a exprimé son choc après avoir appris le chavirage de son concurrent Armel Le Cléac'h lors de la course au large.
Quick Look
- Thomas Coville, skipper de Sodebo, a exprimé son émotion et son choc après le chavirage d'Armel Le Cléac'h, secouru par un cargo.
- Il souligne la brutalité des conditions météorologiques rencontrées par la flotte au large des Açores.
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Why It Matters
Armel Le Cléac'h a chaviré lors d'une course au large au large des Açores et a été secouru par un cargo panaméen.
«Je cherche mes mots parce que je viens d’apprendre juste avant la nouvelle d’Armel et ça m’a pris la gorge», au bout du fil lors d’une vacation mercredi, Thomas Coville ne dissimule pas son émotion, la voix tremblotante. Le skipper de Sodebo à la barre de son trimaran géant de la classe Ultim a été informé du chavirage d’Armel Le Cléac’h dans la nuit de mardi à mercredi.
«C’est d’une telle brutalité»
Le navigateur de 58 ans a été très touché par la nouvelle. «Quand tu es à bord d’un bateau comme nous, on a tous nos sens en éveil, on est à fleur de peau, on essaie de tout ressentir… Et quand il arrive une nouvelle extérieure comme ça, c’est d’une telle brutalité. Ce n’est pas la violence mais j’ai l’impression que c’était pour moi. J’avais peur», a-t-il ajouté avant de poursuivre à propos de celui qu’on surnomme le «Chacal» qui a été secouru par un cargo panaméen : «C’est un mec qui m’apprend tout le temps et qui domine notre classe depuis plusieurs années. Je n’ai pas réussi à retenir mon émotion.»
«Ce n’est pas la carte postale qu’on a l’habitude d’avoir des Antilles»
Thomas Coville, qui occupe la troisième place de sa catégorie ce jeudi, a évoqué les conditions instables vécues par les concurrents de la flotte depuis le début de la course, dimanche à Saint-Malo. «J’imagine que c’est au passage du front là-haut, on savait que ça allait être violent et difficile et très brutal et en solitaire c’est vraiment des séquences super difficiles à gérer. Je vis la scène, c’est super chaud. On est dans le nord ou l’ouest des Açores, ce sont des endroits sauvages. Ce n’est pas le système des alizés. Ce n’est pas la carte postale qu’on a l’habitude d’avoir quand on part aux Antilles.»
Open Questions
- Quel est l'état de santé actuel d'Armel Le Cléac'h ?
- Quelles sont les conséquences sur la suite de la course pour les autres skippers ?






