Sarah Knafo évoque une possible alliance entre le RN et Reconquête pour un gouvernement Le Pen
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Sarah Knafo, eurodéputée de Reconquête, a suggéré la possibilité de rejoindre un gouvernement dirigé par Jordan Bardella sous une présidence de Marine Le Pen, appelant à l'union des droites pour remporter les élections de 2027, malgré les tensions persistantes depuis la présidentielle de 2022.
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Why It Matters
Quatre ans après l'affrontement brutal entre Marine Le Pen et Éric Zemmour lors de la présidentielle de 2022, qui avait exacerbé les divisions du camp nationaliste, leurs deux formations, le RN et Reconquête, pourraient envisager un accord de gouvernement en vue des élections de 2027.
De l’eau a, semble-t-il, coulé sous les ponts depuis la dernière présidentielle. Quatre ans après l’affrontement brutal entre Marine Le Pen et Éric Zemmour, qui avait exacerbé les divisions du camp nationaliste pendant la campagne avant de tourner à l’avantage de la première, leurs deux formations - le RN et Reconquête - pourraient-elles trouver un terrain d’entente en vue d’un accord de gouvernement ? Rien ne peut être exclu. Si la «primaire sauvage» de 2022 a laissé des traces entre les deux leaders, l’hypothèse est désormais dans l’air : Sarah Knafo a, pour la première fois ce jeudi, laissé entrevoir la possibilité de rejoindre un gouvernement Bardella, sous une présidence Le Pen.
Invitée sur LCI à l’occasion de la promotion de son livre Le Casse du siècle (Fayard), l’eurodéputée Reconquête a appelé toutes les formations de même sensibilité à s’«entendre» pour l’emporter, alors que la chef des députés RN est donnée gagnante dans tous les scénarios testés par les sondeurs. Favorable à l’«union des droites» chère à Éric Zemmour, elle assure pouvoir, le cas échéant, travailler avec le parti à la flamme au nom de l’intérêt général. «Pourquoi pas», lâche-t-elle, à condition toutefois que ce gouvernement porte un programme avec lequel ses «convictions seraient alignées».
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Une sorte de coalition «patriote», à l’image de celle formée autour de Giorgia Meloni en Italie, où Fratelli d’Italia, la Lega et Forza Italia gouvernent ensemble malgré leurs divergences. L’ambition de Sarah Knafo : transposer à la politique nationale la réussite du modèle transalpin. Tenante d’une ligne «identitaire» et «très ferme sur le régalien», l’élue européenne n’en revendique pas moins une approche économique «beaucoup plus crédible, beaucoup plus novatrice et beaucoup plus révolutionnaire que ce que les autres proposent ». À savoir le RN, dont l’orientation, avec Marine Le Pen, est nettement plus sociale et étatiste que celle de Reconquête, de sensibilité libérale.
Des plaies refermées ?
Encore faut-il que les plaies de 2022 soient refermées. Car derrière l’ouverture de Sarah Knafo se pose une question de taille : quelle sera la position de Marine Le Pen, qui n’a jamais véritablement pris langue avec Éric Zemmour depuis leur duel ? Pas même lors des législatives post-dissolution de 2024, lorsque les zemmouristes avaient tendu en vain la main au RN et à LR, Jordan Bardella ayant alors invoqué un manque de «confiance» envers l’ex-éditorialiste. La confrontation entre les deux candidats nationalistes a beau avoir été violente, Sarah Knafo assure «ne détester personne». Mieux vaut dès lors, à ses yeux, composer avec le camp concurrent mais compatible que rester les bras ballants, au risque de voir s’aggraver les «problèmes des Français», parmi lesquels «la dette, les gabegies, l’insécurité, l’islamisation du pays».
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Un accord de gouvernement entre le RN et Reconquête sera envisagé pour les élections présidentielles de 2027
Possible · Within months
Open Questions
- Marine Le Pen accepterait-elle de partager le pouvoir avec Reconquête après leur rupture de 2022 ?
- Quel serait le programme commun d'un gouvernement RN-Reconquête sur les questions économiques et régaliennes ?
- Les électeurs nationalistes suivraient-ils une telle alliance malgré les tensions passées ?






