«Si on paie des impôts, c’est pour que nos écoles aillent mieux» : Tahar Rahim prend la défense des lycéens
Invité sur TMC pour promouvoir l'adaptation des «Misérables», l'acteur a réagi aux manifestations lycéennes et à la précarité.
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Invité de «Quotidien» sur TMC, l'acteur Tahar Rahim a exprimé son soutien aux lycéens mobilisés partout en France pour réclamer de meilleurs moyens dans l'éducation et dénoncer la précarité.
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Why It Matters
Les lycéens français se mobilisent pour réclamer plus de moyens pour les établissements scolaires et dénoncent le manque de professeurs.
«À trop vouloir l’ordre, on finit par engendrer le chaos», écrivait Victor Hugo en 1862 dans Les Misérables. Une maxime dont l’écho résonne encore aujourd’hui, alors que les manifestations lycéennes battent leur plein. C’est à l’occasion de la promotion de l’adaptation cinématographique du roman par Fred Cavayé que Tahar Rahim, qui incarne Javert dans le film, était l’invité de Yann Barthès dans «Quotidien» sur TMC ce mercredi 7 octobre.
Impossible pour le présentateur de ne pas faire réagir le comédien à l’actualité de ces derniers jours. «Les images de la jeunesse dans la rue, qu’est-ce que ça suscite chez toi ?», a-t-il demandé à l’acteur. «Quand je les vois, ça suscite de l’espoir parce que moi j’ai été étudiant et j’ai connu la précarité étudiante à une période où c’était très compliqué. La misère étudiante ne cesse d’augmenter. Moi j’étais dans mon travail, on ne voit pas tout. Un jour, je me promène dans les rues de Paris, je crois que c’est vers la mosquée de Paris où ils donnaient des repas aux étudiants. Je vois une file d’attente qui fait tout le tour du quartier et je me dis : “Ah oui, à ce point !”», a témoigné Tahar Rahim.
L’occasion pour le comédien de donner son avis sur le mouvement lycéen : «Quand je vois ça, j’ai de l’espoir et je les comprends. En vérité, il faut qu’ils gardent cette lumière idéaliste parce que ce qu’ils sont en train de faire, c’est qu’ils se battent non seulement pour eux, pour leurs droits civiques. Si on paie des impôts c’est pour que nos écoles aillent mieux. Et aussi ils le font pour nos enfants, pour tout le corps éducatif, pour les profs, pour tout le monde, pour l’avenir. Donc oui, je suis de tout cœur avec eux».
Depuis la semaine dernière, les lycéens de la France entière se mobilisent pour réclamer plus de moyens humains et financiers pour les 3700 lycées du pays, où étudient environ 2,2 millions d’adolescents. Les étudiants de l’enseignement secondaire dénoncent notamment un nombre trop important de professeurs non remplacés, des emplois du temps trop lourds et l’état de dégradation avancé de certains bâtiments scolaires. Les manifestations en cours depuis plusieurs jours ont donné lieu à de nombreux affrontements avec les forces de l’ordre et plus de 6.500 interpellations.
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