Sonia Mabrouk répond aux critiques des syndicats de BFMTV après une interview controversée
La nouvelle recrue de BFMTV fait face aux critiques de la SDJ, de la SNJ et de la CGT concernant le traitement politique de son émission et l'interview de Sarah Knafo.
Quick Look
Six mois après avoir rejoint BFMTV, Sonia Mabrouk fait face aux vives critiques de la SDJ, de la SNJ et de la CGT concernant sa ligne éditoriale et son interview de Sarah Knafo, l'accusant d'un déséquilibre politique.
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Why It Matters
Sonia Mabrouk a rejoint BFMTV après avoir quitté CNews. Sa ligne éditoriale suscite des tensions internes au sein de la rédaction.
Sa réponse ne se sera pas fait attendre. Six mois après avoir quitté CNews, Sonia Mabrouk a fait, il y a quelques semaines, ses débuts très attendus sur BFMTV .
Une arrivée remarquée, qui ne semble toutefois pas au goût de tous, y compris au sein de sa nouvelle rédaction. La Société des journalistes (SDJ) de la chaîne d’informations en continu avait, la première, fait part de son inquiétude, dénonçant l’arrivée de l’ancienne camarade de Pascal Praud sur le canal 13 de la TNT. «Il n’est pas question que notre chaîne d’informations devienne, à travers cette émission, une pâle copie d’une chaîne d’opinion. Nous resterons très attentifs à cela, alors que nous entrons en période présidentielle», avait rappelé la SDJ dans un échange que s’était procuré Le Parisien.
«Je ne suis pas la première à avoir un communiqué de la SDJ (…) Il ne s’agit pas de “CNewiser” BFM. Et comme il ne s’agit pas, j’entends parfois, que je sois “BFMisée”. Je ne sais pas ce que c’est. J’ai la faiblesse de croire que j’essaie de faire bien mon métier, comme vous autour de cette table», s’était-elle défendue au micro de Benjamin Duhamel dans «Le grand entretien», le 27 août dernier.
Ce jeudi 10 septembre, c’est la Société nationale des journalistes (SNJ) et la CGT du groupe RMC BFM qui sont montées au créneau. Dans un communiqué, les deux syndicats ont d’abord vivement critiqué l’interview de Sarah Knafo diffusée le 7 septembre, accusant la journaliste d’avoir pu «dérouler son argumentaire sur les “Français de souche” par opposition aux “Français de branche”» sans être contredite par la journaliste. «Visiblement, il semble tout naturel que cette expression, notoirement d’extrême droite et raciste, occupe une place conséquente dans cet entretien de 45 minutes avec Mme Knafo, sans aucune opposition ni recadrage historique sur l’usage de ce type de sémantique», ont-ils dénoncé. La proportion d’intervenants d’extrême droite est ensuite pointée du doigt, jugée nettement supérieur à celle des intervenants de gauche.
Au lendemain de la publication de ce communiqué, la nouvelle recrue de la chaîne a tenu à répondre, une seconde fois. «Le journalisme, c’est le pluralisme», a ainsi écrit Sonia Mabrouk sur X. Elle prévient ensuite les téléspectateurs, mais surtout ses collaborateurs : «Il faudra s’y habituer». «Votre hémiplégie politique et démocratique est déshonorante a fortiori en pleine campagne présidentielle. Je ne me laisserai pas salir», a-t-elle ajouté. Le ton est donné.
Open Questions
- Quelle sera la suite des mesures syndicales au sein de BFMTV ?
- La direction de la chaîne va-t-elle intervenir ?





