
Le SNALC appelle à la prudence face à des journées «extrêmement compliquées»
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Des mobilisations lycéennes ont eu lieu ces derniers jours, marquées par des tensions et des violences, notamment des blessés parmi les personnels de l'éducation. Le budget 2027 prévoit 1588 suppressions de postes d'enseignants, ce que la CGT dénonce. Le ministre de l'Éducation nationale Sébastien Lecornu a adressé une «feuille de route» à ses ministres pour répondre à la crise.
Invitée de TF1 ce lundi matin, Sophie Binet a apporté le soutien de la CGT à la mobilisation des lycéens et étudiants. Alors qu’elle était interrogée sur les rassemblements prévus mardi, la secrétaire générale du syndicat a assuré que «la CGT sera là» et que ses militants seraient présents «pour protéger les lycéens». Elle a également exprimé «tout le soutien de la CGT au personnel et aux élèves blessés».
Sophie Binet a vivement critiqué la gestion des premières mobilisations. «On ne gère jamais une mobilisation lycéenne comme ça, on n’envoie pas les policiers comme ça», a-t-elle estimé, jugeant qu’il fallait au contraire «laisser le personnel éducatif ouvrir le dialogue». «Les violences desservent toujours les revendications», a-t-elle toutefois insisté.
La dirigeante syndicale a également pointé la dégradation des conditions d’étude. «Les conditions d’étude ont rarement été aussi dégradées», a-t-elle affirmé. Alors que le budget 2027 est actuellement débattu à l’Assemblée nationale, elle réclame notamment l’annulation des 1588 suppressions de postes d’enseignants prévues dans le texte.
La «feuille de route» adressée par Sébastien Lecornu dimanche à ses ministres pour faire face à la mobilisation lycéenne est un simple exercice de «communication», a dénoncé ce lundi matin sur France 2 Jean-Rémi Girard, professeur de français et président du syndicat national des lycées, collèges, écoles et du supérieur (SNALC). «À un moment, il va falloir mettre des choses concrètes sur la table, pas juste des courriers», ajoute-t-il. Prioriser les remplacements de professeurs ? «On n’a pas de remplaçants. On va les trouver où ?» Aménager les locaux ? «Ça ne dépend pas de l’État donc ça ne coûte pas cher de le dire. Ça dépend des régions.»
Ainsi, le SNALC «soutient» les revendications des lycéens, et Jean-Rémi Girard se dit «très agacé» car les «réalités» dénoncées «ne sont pas nouvelles». «L’école ne va pas bien, elle est en crise, c’est fou qu’on ne s’en rende compte qu’aujourd’hui. […] On défend le fait de pouvoir manifester sans empêcher ceux qui veulent aller en cours d’aller en cours. Mais il ne s’est rien passé, le système s’est dégradé petit à petit, et quand le dialogue ne marche pas, certains vont sur autre chose… C’est triste qu’il faille commencer à casser et à foutre le feu pour que d’un seul coup le gouvernement réagisse. Il était où quand le lycée n’allait déjà pas bien ?», poursuit-il.
Le président du SNALC appelle toutefois ses collègues à la «prudence» lors des prochaines journées, qui s’annoncent «extrêmement compliquées». «On est beaucoup à avoir assisté à des choses parfois très violentes», affirme Jean-Rémi Girard, qui précise que 80 personnels de l’éducation ont été blessés depuis le début du mouvement. «Là, ce qui nous fait peur, c’est que des personnels de l’éducation nationale soit agressés», alors que les professeurs sont «aussi victimes de la dégradation du système éducatif».
«Il faut que tous nos politiques désescaladent», appelle Jean-Rémi Girard. «Il faut qu’ils arrêtent de se renvoyer la balle et de s’engueuler les uns et les autres, il faut qu’ils travaillent ensemble. […] Il faut faire quelque chose pour nos lycées, nos lycéens, notre école, et que le message soit un message de consensus politique.»
Dans une lettre adressée ce dimanche à ses ministres, au premier rang duquel le ministre de l’Éducation nationale, Sébastien Lecornu exhorte son équipe gouvernementale à «engager cinq chantiers pour répondre aux difficultés des lycéens et des personnels». Ces travaux, qui devront aboutir à des propositions «avant fin octobre», doivent «prolonger le dialogue engagé avec les représentants lycéens, les organisations syndicales et les parents, dans les établissements et les académies», explique le premier ministre, après une semaine de blocages de lycées entachée de tensions et de violences.
Dans sa lettre, Sébastien Lecornu souhaite que les cours reprennent dès lundi 5 octobre partout où la sécurité le permet, et fixe un calendrier pour répondre à une partie des revendications, à la veille d’une journée de mobilisation redoutée.
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Des centaines de lycées vont à nouveau fermer au moins partiellement lundi, à la veille d’une nouvelle journée de mobilisation, que des syndicats appellent à rejoindre, et alors que fleurissent sur les réseaux sociaux des appels à un blocage dur. Le début d’une «semaine noire»?
Sur les 3700 lycées du pays, les cours seront «totalement ou partiellement» suspendus lundi dans 400 à 500 établissements où les conditions de sécurité ne sont «pas réunies», a indiqué dimanche le ministre de l’Éducation Édouard Geffray. En Ile-de-France, plus d’un tiers des lycées seront fermés lundi, soit plus de 160 établissements, selon la présidente LR de la région, Valérie Pécresse.
L’Union syndicale lycéenne a promis un «acte III» mardi, redouté par Matignon, qui estime que le mouvement a basculé vers des «violences urbaines». Une vaste intersyndicale de l’Éducation nationale a appelé à participer aux mobilisations de mardi. La CGT a elle promis d’être «aux côtés» des lycéens, pour notamment «sécuriser» les manifestations, et a appelé les salariés de l’énergie, en grève, à les rejoindre.
Sur les réseaux sociaux ont par ailleurs fleuri des appels à une «semaine noire», avec des blocages quotidiens. «Les lycéens ne vont rien lâcher, les étudiants encore plus (...) ça va vraiment être une semaine noire: blocus, blocus, blocus, blocus», a assuré dimanche, dans le rassemblement à Saint-Denis, une étudiante mobilisée, Leila Nehari.
Comme ces derniers jours, les rassemblements seront en théorie interdits lundi aux abords de nombreux établissements scolaires. A Nancy, les manifestations seront par exemple prohibées dans l’ensemble du centre-ville de lundi à 06H00 jusqu’à mercredi 07H00, selon la préfecture.
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Des centaines de lycées seront partiellement ou totalement fermés lundi en raison de problèmes de sécurité.
Very likely · Within hours
Une journée de mobilisation importante aura lieu mardi, avec un risque de blocages durs et de tensions accrues.
Very likely · Within days
Le gouvernement devra présenter des propositions avant fin octobre pour répondre aux difficultés des lycéens et des personnels de l'éducation.
Likely · Within weeks

Faced with the increase in damage during high school blockades, Gérald Darmanin suggests making the parents of the thugs pay through civil liability. The SNALC and CGT unions support the high school students' demands but denounce the violence and call for dialogue, while the Minister of Education Sébastien Lecornu presents a road map to resolve the crisis before the end of October.

Prime Minister Sébastien Lecornu sent a roadmap to his ministers to respond to the high school mobilization, calling for the resumption of classes where safety allows, while the unions denounce a simple communication exercise and demand concrete measures such as the replacement of teachers and the improvement of premises. Hundreds of high schools will be partially or completely closed on Monday, before a new day of mobilization on Tuesday, marked by tensions, violence and calls for a “black week” on social networks.

In a letter addressed to his ministers, Prime Minister Sébastien Lecornu sets out five projects to respond to the difficulties of high school students and staff, with proposals expected before the end of October, after a week of high school blockades marked by tensions and violence.
Sébastien Lecornu called for the resumption of classes “everywhere” where security conditions allow, in the face of the closure of 400 to 500 high schools on Monday due to the high school protest movement. He set a timetable to respond to students' demands, including priority treatment of replacements and a meeting on the renovation of establishments.

Sébastien Lecornu requested the resumption of classes “everywhere” where security conditions allow, while 400 to 500 high schools will be partially or completely closed on Monday due to the high school movement, with bans on demonstrations taken in several departments around targeted establishments.

YouTuber Squeezie expressed his support for high school and university students mobilized in France to demand more resources in their establishments, welcoming their demands as “more than legitimate” while condemning isolated violence linked to the movement.