Suède : après l’échec de la gauche, la chef des centristes chargée de former un gouvernement
Le président du Parlement suédois a désigné la cheffe des centristes pour tenter de débloquer la situation politique après les élections législatives.
Quick Look
Plus d'un mois après les élections législatives suédoises, le président du Parlement a chargé la cheffe des centristes, Elisabeth Thand Ringqvist, d'explorer les conditions pour former un gouvernement centriste afin de sortir de l'impasse politique.
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Why It Matters
La Suède traverse une période d'instabilité politique depuis les élections législatives du 13 septembre. Le bloc de gauche dispose de 176 sièges contre 173 pour la droite, mais les divisions internes empêchent la formation d'un gouvernement.
Plus d'un mois après les élections en Suède remportées de justesse par la gauche, les tractations se poursuivent : la cheffe des centristes a été désignée lundi par le président du parlement pour tenter de former un gouvernement au centre de l'échiquier politique.
Un Parlement divisé
Tout au long du week-end, Andreas Norlén a discuté avec les chefs des huit formations politiques du pays pour sortir de l'impasse. «Cela m'a conduit à demander à Elisabeth Thand Ringqvist d'évaluer les conditions nécessaires à la formation d'un gouvernement susceptible d'être accepté par le Parlement», a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse. «Il s'agit avant tout pour elle d'étudier les conditions» pour trouver une constellation capable de gouverner, au centre. Elle devra revenir vers lui avec ses conclusions au plus tard le 26 octobre.
Depuis les législatives du 13 septembre, la Suède est plongée dans un feuilleton politique à rebondissements. Éphémère Première ministre en 2021-2022, la leader des sociaux-démocrates Magdalena Andersson, chargée deux fois de former un gouvernement, a essuyé autant d'échecs. Au sein de son bloc, qui compte 176 sièges au parlement contre 173 pour la droite, deux formations sont très éloignées l'une de l'autre: le parti de gauche, qui exige des postes ministériels pour soutenir un éventuel gouvernement, et les centristes, qui refusent de siéger avec cette formation.
L’instabilité politique persistante
«Il y a une grande impatience», a estimé auprès de l'AFP Henrik Ekengren Oscarsson, professeur en sciences politiques à l'université de Göteborg, assurant que les électeurs souhaitent maintenant que «le processus avance à un rythme soutenu». Pour tenter de déverrouiller la situation et accroître la pression, le président du parlement peut soumettre un candidat à un vote des députés pour déterminer s'il peut devenir Premier ministre. Il dispose de quatre tentatives pour ce faire. Si la dernière échoue, de nouvelles élections doivent être convoquées.
Cette possibilité a été utilisée une première fois jeudi avec Mme Andersson dont la candidature a été largement rejetée par la chambre, comme prévu. Interviewée par l'AFP jeudi, la cheffe des centristes Elisabeth Thand Ringqvist avait dit qu'elle était ouverte à l'idée d'un gouvernement incluant certains partis du bloc de droite. La Suède a déjà connu ce type de blocage politique. Après les législatives de 2022, il avait fallu 37 jours pour former un gouvernement. Et 134 jours en 2018.
What to Watch
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Elisabeth Thand Ringqvist doit présenter ses conclusions au président du Parlement au plus tard le 26 octobre.
Very likely · Within days
Open Questions
- Elisabeth Thand Ringqvist réussira-t-elle à former une coalition ?
- Quelles seront les conclusions remises le 26 octobre ?





