Syrie : les forces kurdes détiennent encore plus de 2000 proches de djihadistes
Quick Look
- Quelque 2200 proches de djihadistes d'une cinquantaine de nationalités restent dans le camp de Roj, dans le nord-est de la Syrie sous contrôle kurde, malgré un accord d'intégration des institutions kurdes au sein de l'État syrien.
- Les Français représentent environ quarante familles.
- Le transfert de la gestion du camp au pouvoir central de Damas est encore en attente.
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Why It Matters
Les Kurdes contrôlaient de vastes parties du nord et du nord-est de la Syrie pendant la guerre. En janvier, ils ont conclu un accord avec Damas pour intégrer leurs institutions civiles et militaires au sein de l'État syrien, sous la pression de l'offensive du président Ahmad al-Chareh, qui a renversé Bachar al-Assad en décembre 2024.
Quelque 2200 proches de djihadistes d'une cinquantaine de nationalités se trouvent toujours dans un camp du nord-est de la Syrie sous le contrôle des Kurdes malgré un accord d'intégration des institutions kurdes au sein de l'Etat syrien. Une équipe de l'AFP qui s'est rendue lundi dans le camp de Roj, où se trouvent notamment des Russes, des Français et des Britanniques, a pu voir des femmes en niqab, des enfants et des adolescents circuler parmi les tentes de toile. Certains ont refusé d'être filmés.
Deux sources officielles syriennes ont indiqué à l'AFP que le transfert de la gestion du camp au pouvoir central allait encore prendre du temps. «Le camp de Roj abrite 729 familles de Daech (acronyme arabe du groupe État islamique, NDLR), soit plus de 2 200 personnes», déclaré à l'AFP la responsable du camp, Hakmieh Ibrahim.
«Il n'y a pas eu de changement dans l'administration jusqu'à présent», a-t-elle ajouté. Le camp, gardé par des forces de sécurité kurdes, abrite selon elle des familles d'une cinquantaine de nationalités, les Russes formant le groupe le plus important.
Un transfert à Damas encore en attente
Les Français sont évalués à une quarantaine de familles, et le camp compte également des proches de djihadistes originaires d'Allemagne, de Turquie, et de pays arabes dont la Tunisie et le Maroc. «Le transfert de son administration prendra du temps», a dit mardi un responsable du gouvernement syrien qui suit la question des combattants de l'EI et de leurs familles.
Un responsable du ministère de l’Intérieur syrien, qui a également demandé à rester anonyme, a déclaré à l’AFP que le camp de Roj «fait partie d’un problème général sur lequel on travaille». Les Kurdes, qui contrôlaient pendant la guerre de vastes parties du nord et du nord-est de la Syrie, avaient conclu en janvier un accord avec Damas pour intégrer leurs institutions civiles et militaires au sein de l’État. L'accord était intervenu sous la pression d'une offensive lancée par les forces du président islamiste Ahmad al-Chareh, qui veut réunifier la Syrie après avoir renversé Bachar al-Assad en décembre 2024.
What to Watch
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Le transfert de la gestion du camp de Roj au gouvernement syrien sera effectif dans les prochains mois.
Likely · Within months
Open Questions
- Quand le transfert de la gestion du camp de Roj au gouvernement syrien sera-t-il effectif ?
- Quelles sont les conditions exactes de l'intégration des institutions kurdes dans l'État syrien ?
- Quel sera le sort des proches de djihadistes après le transfert du camp ?





