Teddy Riner s'exprime sur les violences devant les lycées et défend la jeunesse
Le judoka français condamne les dégradations tout en refusant de stigmatiser l'ensemble de la génération mobilisée.
Quick Look
- Le champion olympique Teddy Riner a condamné sur X les violences survenues devant des lycées en France.
- Tout en appelant à sanctionner les responsables, il a pris la défense de la jeunesse et des enseignants, refusant de faire le procès de toute une génération.
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Why It Matters
Des mobilisations lycéennes ont eu lieu cette semaine en France, marquées par des épisodes de violence devant certains établissements.
Sa prise de parole sur les sujets de société est de plus en plus fréquente. Teddy Riner, le champion français aux cinq médailles d’or olympiques et aux onze titres mondiaux a écrit un message sur X pour s’exprimer sur l’actualité brûlante et la mobilisation des lycéens cette semaine. Comme l’a fait le champion du monde du 10.000 mètres Jimmy Gressier quelques heures avant lui.
Le judoka d’origine guadeloupéenne a d’abord tenu à condamner les violences observées devant les lycées un peu partout en France en demandant que les coupables paient pour leurs fautes. «Un lycée qui brûle, ce sont des vies mises en danger. Ce sont des élèves qui perdent leur salle de classe, leur atelier, un lieu où ils préparent leur avenir. Aucune colère ne justifie cela. Les responsables doivent être identifiés et sanctionnés», a écrit la légende des tatamis qui a toutefois mis en garde face à la tentation de l’amalgame entre les fauteurs de troubles et une jeunesse qui se mobilise avec des revendications. «Mais je refuse qu’on fasse le procès de toute une génération», précise le Français.
«Je crois en cette jeunesse»
«Il y a quelques semaines, dans un lycée professionnel, j’ai rencontré des jeunes qui travaillent dur pour apprendre un métier. Ils veulent réussir. Ils méritent qu’on les encourage et qu’on protège leurs efforts. Je pense à eux. Je pense aussi aux enseignants et aux personnels qui les accompagnent chaque jour, et qui doivent pouvoir travailler sans avoir peur», a ajouté Riner qui insiste : «Écouter les difficultés des jeunes, oui. Laisser la violence décider s’ils peuvent aller en cours, jamais.» Avant de conclure : «Je crois en cette jeunesse. Et je veux qu’un jeune qui pousse la porte de son lycée puisse penser à son avenir, pas à sa sécurité.»
Open Questions
- Quelles mesures concrètes seront prises pour sécuriser les lycées ?






